De Campeche à Merida

Après notre immersion dans la jungle nous avons fait route jusqu’à Campeche. Ca fait tout drôle de se retrouver à nouveau confronter à la civilisation. Nous avons choisi de faire halte ici pour couper un peu la route d’une part mais aussi car la ville est classée au patrimoine mondiale de l’Unesco donc pleine de promesse. Effectivement , le centre ville est hyper joli, des rues en damier, avec des maisons colorées alignées. Campeche est photogénique. Mais une halte d’une nuit suffit (et de préférence dormir dans la vieille ville). Malgrès les efforts de la ville pour la promouvoir, et des Campechanos adorables avec les visiteurs, il n’y a pas grand chose à voir ni à faire. En même temps notre programme était juste de se balader, de manger des glaces et de profiter de la joyeuse activité du zocalo en fin d’après midi.
C’est une ville de 350 000 habitants mais dans le centre on se croirait comme dans un village (pour ceux qui connaissent ça m’a fait penser à Aigues Mortes version mexicaine), elle a une histoire passionnante. C’était une ville Maya, puis découverte en 1517 par les conquistadors, elle fut soumise, évangélisée et les mayas (ceux qui en restaient) et espagnols finirent par se mixer. Elle devint riche grâce au commerce, mais attaquée très souvent par les pirates, pillée et le peuple violenté (un incendie volontaire de pirates décima 70 % de la population), le roi d’Espagne, exaspéré décida de fortifier la ville en 1686. Voilà pourquoi Campeche est la seule ville fortifiée du Mexique.
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Sur le chemin de Merida,  nous avions un stop d’une nuit à Uxmal. Nous avons profité pour déjeuner dans une hacienda, celle de Pedro de Ochil. Magique. on a adoré cette pause rafraichissante sur la route. D’abord on est plongé dans l’atmosphère de la vie dans ces grands domaines, elle a une piscine et elle propose dés 13h un buffet d’une dizaine de plats typiques du Yucatan et une fabrication minute de tortilla. Délicieux et peu cher. On a passé un super moment. Une adresse à noter si vous venez par ici.
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Puis le ventre bien tendu, et rafraichi on a visité le Musée du chocolat, à coté de notre bed and breakfast.
Visite ludique aussi intéressante pour les grands que pour les petits, on a pu gouter du chocolat chaud comme le faisait les Mayas jadis, voir deux jaguars, faire des fouilles archéologiques et tout savoir sur le chocolat et ses origines. Et devinez qui nous avons croisé à notre sortie? Nos copains Suisses! Oui! Génial!  Une soirée ensemble à nouveau , arrosée de piña colada,  à se raconter nos aventures, tout et rien mais toujours beaucoup.
Une belle rencontre cette famille.
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Puis nos routes se sont séparées au matin. Notre programme:  visiter les ruines d’Uxmal et rejoindre Merida.
Uxmal ne se mérite pas comme Calakmul, on y a accès dés l’entrée du site, et les monuments sont plutôt rassemblés. Beaucoup moins sauvage donc, mais ça n’enlève rien à la beauté des lieux, les décors sont sublimes, les frontons sculptés, ce fut un centre politique et militaire mayas trés important à l’époque.  Petit truc sympa quand on s’approche de la pyramide du Devin, il faut taper des mains et l’écho est assez marrant. On dit que cette pyramide fut érigée en une nuit par un nain au pouvoirs magiques, il reste un  peu de cette magie dans l’écho. Et je vous laisse la vision de la famille Giuliano Ceytte, heureuse de taper à s’en faire bruler les mains devant le monument! Désolé les touristes qui attendaient pour faire la photo!
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Mérida, la déception.
J ‘attendais beaucoup de cette ville. Je n’avais rien lu pour vraiment la découvrir par nous même. Erreur. Mérida est une fournaise (ce qui d’habitude n’est pas pour me déplaire, mais là! ), ultra polluée avec un balais incessant de voitures et bus dans le centre. On essaye de se frayer un chemin entre tout les gens qui squattent le trottoir (minuscule) à l’ombre, les policiers qui sifflent en permanence pour gérer le flux, les boutiques collées les unes aux autres avec un concours de celle qui mettra la climatisation et la musique le plus fort. J’avais en tête les paroles de Manu Chao « soy un clandestino perdido en el corazon de la grande babylone », en errant dans le dédale de rue….
J’ai fait une seule photo, c’est vous dire. On n’a pas envie de prendre un chemin plus qu’un autre, ce sont les mêmes rues.  On a avancé ivre de bruit, puis on s’est arrêté boire un coup et on s’est posé la question suivante : soit on passe vraiment à coté de Mérida, ça arrive. Soit elle est vraiment comme ça et ça nous correspond pas du tout. On a opté pour le second choix. Ce n’est pas du tout une ville pour flâner, ce n’est pas une ville à faire avec des petits enfants.
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Heureusement nous avions une maison superbe un peu à l’écart, et nous avons pu nous ressourcer alors.
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Après coup je suis allée voir le ressenti d’autres personnes qui parlent de Merida comme d’une ville animée, ce n’est pas du tout l’adjectif que je retiens. Ce n’est que notre ressenti, mais si vous pouvez vous passez de cette étape, faites le.  Maintenant que j’ai la comparaison  avec Campeche, cette dernière à toute notre préférence. Plus familiale, plus calme, plus photogénique, plus apte à la rêverie.  En s’asseyant à une terrasse, une famille française nous a abordé, ils venaient de se faire voler leur appareil photo. Plus tard nous avons aussi croisé un policier qui prenait la déposition d’une autre touriste malmenée.  Si vous y aller ne laissez rien sur les tables.
Silvain connaissait le Merida d’il y’a dix ans, apparemment ça a changé. Et il y était un dimanche où les voies deviennent piétonne le matin. Si vous comptez venir en semaine passez votre chemin.
Ce matin nous allons parcourir le grand musée du monde maya de Merida, les petits ont plein de question sur les mayas, j’espère qu’on pourra y répondre!  Je rajouterai ici notre opinion.
Ensuite nous filons vers plus de tranquillité en direction d’Izamal et Valladolid pour quelques jours. Le temps passe à une vitesse en vacances, on a déjà fait plus de la moitié de notre périple, je n’en reviens pas.
Bisou brûlant
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3 réflexions au sujet de “De Campeche à Merida”

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