Je me suis pris en pleine figure les mêmes sensations que la première fois où j’ai mis les pieds à Marrakech. Je m’en souviens parfaitement. J’avais ressenti alors un mélange de grande fatigue et une certaine violence. Trop de poussière, trop de monde, trop de mobylettes folles, trop de mouches, trop de trucs partout… Il y’a un tel décalage de mode de vie entre l’Orient et l’Occident, que ce premier jour est toujours presque une question de survie mentale. Garder la tête hors de l’eau , ne pas se décourager, ne pas réfrener son envie de découvrir, désorganiser son cerveau français pour s’imprégner, vivre cette ville telle qu’elle est: brulante, bordélique, poussiéreuse mais tellement vivante et attachante! Il m’a fallu un jour pour être à l’heure locale. Un jour pour me sentir bien. Cette petite carapace d’acclimatation enlevée et on découvre alors une ville incroyable, entremêlée, magique. Les ruines côtoient des joyaux d’architectures, se croisent dans la rue mulets des travaux publics, passants de toutes sortes et mobylettes vivement lancées dans un balai endiablé.  Les étals, eux,  sont des pièges. Des pièges à oeil et des pièges à sous,  y’a ceux qui brillent, les colorés, les touristiques, les authentiques.

Il a aussi le fait de voyager sans ma moitié. On est tellement habitués et complémentaires, que le voyage est un prolongement de notre couple. C’est facile, nous vivons les choses de la même façon. Là une autre composition familiale joue aussi sur l’adaptation. Le temps de prendre nos marques.

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Et puis que serait Marrakech sans la célèbre coquinerie de ces habitants, je dis bien coquinerie car dans leurs petites entourloupes d’orientation il n’y a rien de méchants : Une simple équation favorable de géographie de la ville additionnée à la naïveté de certains touristes.

Quoique je suis étonnée car, est ce du fait d’être avec les petits mais nous sommes peu ,pour ne pas dire pas du tout, sollicités ou alors c’est par ce que je me sens comme à la maison. Figurez vous que je me perds dans une goutte d’eau et là je traverse la médina comme ma poche. Allez comprendre, cette ville correspond parfaitement à mon cerveau tortueux. On se comprend et je m’y retrouve.

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Les enfants marchent énormément ( je parle de plusieurs heures par jour) , et aiment tout ici. Ils remercient en arabe, ils ont les yeux partout, et m’étonnent toujours d’être aussi libre d’esprit.  Les marocains sont adorables avec les petits, toujours un mot gentil , un sourire, une blague. Basile et ses blonds cheveux font des ravages. Je ne sais pas si ça porte bonheur ou pas mais il se fait caresser la tête des dizaines de fois. Charlie a entendu le mot « princesse » d’une marocaine qui s’adressait à elle, la terre ne la porte plus. Elle vit les milles et une nuit.

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