Le bien contre le mal

Non ce titre n’est pas celui d’un épisode de bioman. Il s’agit bien de l’article du jour. Ici commencent trois jours de fêtes religieuses: Galungan. On est bien tombé car elle a lieu tout les 210 jours. A vrai dire c’est plus une fête familiale que collective, d’ailleurs à cette période tout le monde retourne dans son village retrouver sa famille et fêter la victoire du bien sur le mal. Il y’a plus personne en ville, tout tourne au ralenti, un calme peu habituel s’installe, ça fait du bien. On entend le soir parfois les feux d’artifices artisanaux et des chants chez nos voisins. Les temples sont décorés et habillés de tissus, et devant chaque maison se dresse un Penjor. Il s’agit d’un grand bambou courbé, représentant par sa forme les dragons gardiens des balinais et il se dresse afin de remercier les dieux de la création de l’univers. Il y’a aussi a la base de chaque Penjor un petit autel pour les offrandes spéciales de Galungan et sur le bambou lui meme des produits liés à la terre (banane, coco, sac de riz..) et à la fertilité. J’ai volontairement résumé car la croyance hindouiste balinaise est complexe. C’est impressionnant la ferveur des familles, il faut savoir que chaque décoration du bambou s’achète au détail et ensuite ils passent un temps fou à les assembler. ça leur coûte aussi cher puisque un penjor basique commence a 1 millions de roupies, soit 90 euros c’est énorme car le salaire mensuel moyen ici est de 100 à 150 euros. Puis évidemment selon la richesse de la famille y’en a des plus ou moins décorés. On a en croisé en voiture des complètement dingues, qui ont dû couter bonbon.

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Ce jour tombant sur notre temps calme nous avons rejoins Julie et sa fille, non pas pour le sunset cette fois ci, mais pour déjeuner (et passer l’après midi) au Potato Head. C’est un restaurant-beachclub. Une architecture très sympa, on rentre comme dans un immense immeuble avec une façade en persiennes récupérées, puis une fois cette masse franchie on se retrouve dans un demi cercle de verdure avec piscine à débordement sur la plage. Rien que ça. C’est cosy, le service est nickel, la vue plutôt agréable n’est ce pas. Bref on a bien mangé, profité de la piscine avec vue sur une mer déchainée, Basile à testé le canapé. On a passé un très bon jour férié balinais. On a aussi vaincu le mal par le bien.

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Et je termine par cette photo qui n’a rien à voir avec le schmilblick mais que j’aime beaucoup. bisous chez vous.

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Touristes

Touriste : personne qui pratique le tourisme.
Tourisme :  action de voyager et de visiter un pays ou un site pour son plaisir.
Pour son plaisir hein , le mot est lancé!
Aujourd’hui cette notion n’était pas de la partie. On a été au marché de Denpasar, capitale économique de Bali. Il est immense, c’est un marché fermé sur trois étages et deux bâtiments. On s’est dit que veille de fête, il y’a aurait du monde, et des stands sympas. On avait pas posé un pied à l’intérieur qu’une dame se jette sur nous, pour nous proposer des tas de trucs.
Nous lui disons que nous faisons un tour tranquillement et qu’éventuellement nous reviendrons vers elle si besoin. Gentiment et calmement. Visiblement elle n’a  pas saisi le message, elle nous suit. Pénible, d’avoir une ombre collée au derrière, qui parle sans cesse, elle fait l’inventaire du marché. On ne prend pas de plaisir, on ne peut pas s’arrêter, on se sent épié. Désagréable sensation. Pour nous, le marché est propice à la flânerie. Raté. Elle nous guide, essaye de nous amener dans des stands spécifiques, j’aime pas qu’on me force la main, je me raidis immédiatement. Je ne peux pas faire une photo sans qu’elle me mette brusquement sous le nez quelque chose. Nous nous sommes sentis touristes ce jour là mais avec la définition suivante.
Touriste : personne  incapable de discernement, et juste capable de subir et de sortir son portefeuille.
Malgré une seconde tentative de lui dire de nous laisser faire une balade en famille, elle ne lâche pas l’affaire. On résiste un peu, on continue mais l’ambiance est lourde, on entend sa litanie incessante à nos basques. On voulait juste faire un tour. Raté. Pourtant coriaces, nous avons tenu à peine 1/4 d’heure, c’est vous dire si le climat était oppressant. On est parti sans photos, sans rien voir, sans acheter. Voilà madame tu as tout gagné. Je me serais laissé tenter pourtant par quelques paniers, sarong et nattes de sol…
Pour la suite de la journée nous sommes allés à Tanah lot, second temple dédié à la mer, après Uluwatu. Il est plutôt sympa, bâti sur un rocher noir au milieu de l’eau. D’habitude île et inaccessible. Nous avons eut de la chance, la marée était basse, nous avons donc pu promener à sa base. Seulement à sa base, nous ne pouvons pas accéder au temple lui même car on le dit habité par des serpents. Il y a comme un air de Mont St Michel, version balinaise. Le paysage est grandiose.
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Les vagues puissantes s’écrasent contre les rochers, la roche creusée par les marées dessine des corps allongés, le ciel était tourmenté et la lumière en clair -obscur conférait à l’endroit un coté étrange et mystérieux.
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Bon il faut pour voir cela faire abstraction de la masse de touristes qui sont là au même moment. Difficile aussi de faire une photo sans personnes au milieu. On s’y attendait l’endroit est prisé.
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Ce à quoi on s’attendait pas c’était l’environnement. Avant d’accéder au rocher lui même,  a été construit une longue rue, trés longue, trés trés longue rue où s’amassent des boutiques d’objets touristiques et inutiles, des bars et toilettes pas entretenus. Un mouton de panurge parmi les autres. La foule te fait avancer inlassablement contre ton grès pour te projeter sur le site. J’ai même pas pensé à prendre une photo tellement c’est laid.
Heureusement tu en prends plein la vue et tu oublies un peu ce que tu viens de traverser quand tu vois l’îlot face à la mer.
Comment défigurer un « monument » juste en faveur de l’économie. Ben vous avez là un exemple réussi de sauvegarde raté. Dommage. De la sauvegarde touristique plutôt que patrimoniale.
On a quand même participer à ça en achetant un oiseau mécanique à Charlie. Il est sympa il vole grâce à un élastique qui s’enroule autour d’un bois central et quand tu le lâche le mécanisme active les ailes.  Enfin quand la vendeuse le fait ça marche nous on a jamais réussi.
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Je vous embrasse.

Moment parfait.

Avant hier fût une journée sans. Sans volonté, sans mots. Même au bout du monde et même en vacances il y en a. Une ça va, on peut passer l’ardoise.
Puis un autre jour s’est levé et tout la bonne humeur de la terre avec, nous sommes dons allés explorer une seconde plage, du coté est de l’île. Sanur Beach, cette fois ci propre (avec des poubelles partout rarissime ici), familiale et propice à la baignade des enfants. Peu de touristes occidentaux dans le coin, et ça c’était pas mal,  on préfère toujours se retrouver là où ne vont pas les autres, aux endroits empruntés par les locaux et comme partout on a pu trouver des transats, un parasol et des petits commerces pour se restaurer. On est arrivé assez tôt et avec nous cette impression d’être seul au monde.
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Les enfants tant qu’il y a du sable et de l’eau sont les rois du monde et ont beaucoup de travail:  Il a fallut remplir des arrosoirs, faire des tas et les casser, trouver des mains enterrés, se rafraichir un peu (eau quand même à plus de 30°).
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Peu à peu les familles, vendeurs et autres badauds sont venus nous rejoindre. Et avec eux, ces scènes quotidiennes qui font qu’on a l’impression d’être au théâtre. Il y a toujours quelques chose à voir. Des petits oiseaux qui font des trous à toute vitesse dans le sable pour chercher la fraîcheur, des papys pêcheurs de coquillage, des vendeuses de bord de mer, des tas de bouées sur leur piquet qui attendent les rires d’enfants, des amoureux qui vont penser à l’avenir au bout de la jetée, des éplucheurs de maïs qui s’affairent pour la grillade du soir. Et au milieu de cette agitation, il y a nous, heureux de sentir le soleil brulant en hiver, invincible d’avancer le temps.
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Ce sont les lèvres salées et le corps chaud que nous sommes ensuite partis à la pointe Sud-Ouest sur la presqu’île de Bukit. Notre point de chute Uluwatu et son fameux Pura Luhur Uluwatu. C’est l’un des deux temples de Bali dédié à la mer, d’où sa situation exceptionnelle, il est construit à flan de falaise, et domine de plus de 1000 m l’Océan. Comme à l’entrée de chaque temple Sarong et/ou ceinture sont prêtés. J’avais anticipé le coup en mettant une jupe longue donc j’ai eut droit qu’à la ceinture tout comme Charlie, Silvain lui a dû porter sa jupette violette en tissu synthétique !
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Il y a une longue balade cernée de rempart tout le long de la falaise, qui permet de profiter d’une vue magnifique et d’éparpiller aussi les touristes. Du coup pas de sensation d’être un mouton , malgré les milliers de personnes présentes. On a marché, monté et descendu des marches, puis marché encore , Charlie a fait tout ça en sautant et en courant, normal.
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Alors , là aussi je dois vous mettre en garde contre plusieurs phénomènes. Premièrement il y a sur ce site des centaines de singes pickpocket qui surgissent de n’importe où.  On dirait des gargouilles maléfiques et animées. Pour la visite vous oubliez lunettes
de soleil, chapeau, barrette, bijoux… On a vu une petite fille se faire voler sa crocs rose à même le pied!! Impressionnant. Pour vous dire, ils ne reculent devant rien et sont plutôt agressifs. Nous on a bien aimé, c’était l’aventure dans l’aventure. Charlie nous prévenait dés qu’elle en voyait un, il fallait faire attention qu’il nous prenne pas le petit frère.
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Deuxième chose nous sommes encore en plein dans les festivités du nouvel an, et Le chinois lui aussi est partout, prêt à vous sauter dessus armé de son smartphone. Basile connait maintenant son rôle par coeur!
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Après avoir survécu à tous ces assauts, enfin!  Nous étions là, seuls ou presque, en haut de la falaise pour voir un coucher de soleil irréel!! Avouez que ça valait le coup d’être persévérant. On l’a regardé plonger petit à petit dans un ciel incendiaire. Spectacle privilégié jusqu’au dernier rayon. Moment parfait. Bises
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Nous essayons d’alterner journée tranquille et journée active. Quand on rentre d’excursion on est assez crevé et c’est pas désagréable de se la couler douce le lendemain, sans but précis, sans programme, sans activités à proprement parlé. Ce fut le cas aujourd’hui. Réveil 8h30 pour tout le monde. Petit déjeuner. Peaufinage de mon article. Jeux. Espionnage du jardinier. Puis généralement, vu que Basile a encore sa sieste du matin, on en profite pour passer des moments qu’avec Charlie à la piscine, et qu’est ce qu’elle est contente cette petite fille qu’on soit là tout les deux juste pour elle. On a passé quasi le reste de la matinée à l’eau. Depuis qu’on est ici, elle a a fait d’énorme progrès, le bassin étant petit, elle ose des choses qui cet été paraissaient loin. C’est bien. J’ai osé aussi des choses qui paraissaient loin… ça va mettre la tête à l’envers c’est comme lé vélo ça s’oublie pas!

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Pour ceux qui nous connaissent une journée tranquille peut être quand même à rebondissements. Nous décidâmes (et voyez comme j’utilise bien mon accent, message spéciaux pour les français, ici aussi on suit l’actualité!!) de partir à pied à la plage pour s’offrir un petit « Sunset ». C’est comme ça à Bali qu’on appelle le coucher du soleil. Notre deuxième chance. On avait pas marcher un quart d’heure que je retrouve Charlie qui avait tripoté je ne sais quoi et qui se retrouve pourrie.

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Bon ça c’est fait. On a croisé sur la route de drôles de vaches, puis des commerces-épicerie, un temple de bord de mer, un superbe combi rouge de baroudeur, un vendeur de coquillage, un de ces bateaux de pêche typique d’ici qui ressemble à une araignée géante, des parasols Hindous plantés là, une petite guitoune de boissons fraîches, elle même un peu défraîchie (constatez tous ces accents circonflexes).

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Puis nos jambes nous portant plus, on s’est rendu compte à ce moment là que ça faisait quand même deux heures que nous étions partis de la maison. On s’est arrêté net. Il y avait là trois paires de transats, quelques coussins face à la mer et un monsieur avec une glacière. Parfait. Chacun son transat…. Euh c’était sans compter sur la distribution des places de Charlie. Général en chef de l’apéro. Celui là c’est pour moi et là c’est pour Basile (Remarquez ci dessous la participation active de Basile)…

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OK et nous? Nous, heureusement on sait la jouer stratégique maintenant, on devine bien qu’après la boisson engloutie, ces deux là ne tenant pas en place on aura nos transats!!! niak niak niak (rire machiavélique).

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Bon je ne peux pas vous mentir plus longtemps, en fait Julie (qui nous loue la maison), nous avez donner rendez vous au Laguna pour le fameux sunset, hors nous nous sommes légèrement paumés, et n’avons jamais trouvé le Laguna,  puis voyant le soleil descendre on a prit le parti à un moment donné de sacrifier notre vie sociale  pour ne pas louper cet instant. Au moins sauver quelque chose n’est ce pas?

Vous devinez la suite avec mon titre, il y a eut un énorme nuage pile poil quand il fallait pas. Deuxième chance raté Mais on ne s’avoue pas vaincu. Ceci dit, on a tout au long de la balade recherche du Laguna, pu profiter de ciels magnifiques. Mais au retour je ne vous cache pas qu’on a posé nos fesses pleines de sable dans un taxi! Et qu’à 2Oh tout le monde était au lit. Love

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Au vert.

« Yuper!!! » : contraction de  Youpi et Super! On lui a juste dit, aujourd’hui on va voir les animaux. Vu la réaction et le lancé de son « mot magique spécial des grandes occasions », je pense que ça lui fait plaisir.
Oui, ce jour nous sommes allez au Zoo de Bali. Non ça colle pas trop avec notre vision de la découverte d’une culture et d’un pays. Non, nous ne sommes pas spécialement adeptes des animaux en cage. Mais cette sortie fait toujours plaisirs aux enfants, donc à nous. Ils font partis du voyage et nous essayons de combiner des sorties pour les deux générations. Et ne le cachons pas, ça permet aussi de se poser une vraie journée au calme, au frais, dans un lieu où les chemins sont carrossables afin de prendre la poussette pour Basile.
Détail mais non négligeable, à plus de 30° le porte bébé ça tient chaud et Silvain ayant l’épaule en compote, ça compte.
La décision prise, nous réservons le chauffeur pour l’apres-midi. Il y’a 20 kilomètres à faire. Pas loin! me direz vous, mais ici on met une bonne heure et demi de trajet à cause de la circulation.
Sur la route c’est déjà un peu la fête, les enfants sont sans sièges auto vous le savez, et ça c’est le summum de « maintenant je suis une grande »… Mouais, le retour en France promet.
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A l’arrivée nous sommes enchantés, le zoo n’est pas qu’un simple zoo. L’environnement est superbe, la nature luxuriante, il s’agit en fait d’un jardin botanique, tout est beau et propre. Les équipes sont vraiment accueillantes et aux petits soins. Les chemins dessinés sont à l’ombre et il y’a des tas de petits endroits pour se reposer. Yuper!!! c’est moi qui le dit maintenant! Y’a peu d’animaux finalement et les enclos sont grands et bien aménagés. On a pu voir des tigres majestueux dont un blanc, des serpents et des petits mammifères, beaucoup d’espèces de singes (dont un qui faisait de la poutre sous les yeux ébahis de Charlie) et d’oiseaux, un parc avec des chèvres, des kangourous et …..des « ohhhhhhh maman regardes toutes les grosses bites!!! » Non je ne deviens pas trivial, lisez plutôt  « ohhhhh maman regardes toutes les grosses biches! ». Et même un homme mettre sa tête dans la gueule d’un crocodile. C’était très sympa, d’autant que Charlie crie et court dés qu’elle aperçoit un animal, Basile lui fait des « coucou » en espérant une réponse. En vain.
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Puis le top de la sortie : les éléphants.On peut moyennant environ 4 euros les nourrir. On allait pas passer à coté de ça. On a senti sa petite main fébrile mais elle était ensuite tellement fière de l’avoir fait que l’on ne regrette pas.
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Au vu de ce que je vous raconte, cette journée à l’air paisible, sereine… Ben c’était sans compter sur les chinois. Des chinois? Quel rapport avec le zoo et Bali. Je vais vous le dire. En ce moment c’est le nouvel an chinois, et ils ont droit à 3 jours de vacances (oui je sais en tant que français quand on sait ça on a envie de tomber dans les pommes) , alors ils envahissent la Terre entière dont Bali. Et le chinois est bien pire que le balinais avec les enfants. On s’est fait assaillir de familles, nous prenant en photo, enfin surtout les enfants. Ils caressent les cheveux, touchent la main, font des « oh! »  et des « ah! » et posent à coté. A se demander si c’était pas nos petits qui étaient en cage… C’est drôle mais quand même un peu effrayant tant de sollicitations. Charlie qui est une sauvage née, a du mal à se faire à son nouveau statut de star internationale, Basile comme à son habitude n’est pas avare en sourire. Il a donc été élu icône numéro une de la communauté chinoise du zoo de Bali. ça fait bizarre de se dire que quand ils vont rentrer au pays ils vont montrer à leurs familles et amis des photos d’eux ou de leurs enfants avec nos enfants. On est perplexe, on ne comprends pas trop le but. Question de culture encore une fois. Faut vraiment le vivre pour le croire.
Finissant notre parcours, nous avions accès avec le prix d’entrée à un mini parc aquatique. Idéal pour se rafraîchir avant de reprendre la route. On a passé un moment là pour gouter, faire du toboggan et jouer au requin. Basile pour aujourd’hui n’a pas eut droit à l’eau car petite bronchiolite est revenue.
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Le trajet retour a été d’un calme olympien. Enfin sauf pour Basile qui a décidé d’imiter les singes dans la voiture (et oui vous pouvez voir sur la photo que notre anti- moustique ici s’appelle Charlie, j’ai compté ce matin 37 piqures sur son petits corps, je n’en ai aucune)
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Ici 3 jours de fêtes se préparent, j’espère vous concocter un petit quelque chose culturel bientôt. Bien la bise chez vous.
Et je vous mets en rab ma photo de star… fatiguée.
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Plage et Rivage

Il y eut cette envie de plage, des enfants motivés à l’idée de sauter dans les vagues, un ciel dégagé et des sacs préparés. Nous voilà partis pour Kuta beach. Cette expérience de la plage à Bali, en tout cas pour la côte ouest de l’île et à cette période de l’année (ici nous sommes en saison des pluies) à été mi figue-mi raisin.  Il y’a, quand on arrive, cette étendue de sable immense, des surfeurs au loin et toujours le bruit de l’Océan omniprésent. On cherche un petit bar de plage, notre choix va vers le clan des rastas balinais.
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On s’installe. On commande coco fraîche, coca et eau. On se prépare, sous entendu avec deux enfants en bas âges: on s’agite pendant 10 bonnes minutes: maillot, crème, chapeau, lunette,  des « non Basile manges pas le sable » et des « tu nous attends Charlie ». Mais on ne lâche rien et on parvient à nos fins.
Puis en avançant vers l’eau , la plage se transforme en poubelle. Paysage désolé de l’activité humaine. Tu traverses les déchets, pour arriver à la mer et même une fois  dans celle ci tu sens entre tes orteils des petits plastiques et autres cadavres. Les courants fort apportent les restes de Java et ils attérrissent sur  les côtes de Bali. Merci, merci.
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Les petits enthousiastes ne s’arrêtent pas à ça, et s’amusent. Mon dieu qu’il fait bon être un enfant. Ils courent, farfouillent le sable, sautent, éclaboussent, poussent des cris. Joie de vivre insatiable, là sous nos yeux, fait par nous.On oublie à notre tour ce qui nous entoure.
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Basile ressemble rapidement à un nugget, le sable est collant et si tu essayes d’épousseter et bien c’est toi qui ressemble à un nugget, donc on a décidé que lui seul serait dans cet état. Parents indignes.
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Charlie aime la mer plus que tout…  Ah non elle aime d’abord le fromage et les chevaux , mais la mer est en bonne position quand même. Elle scrute l’horizon, se recouvre de sable chaud, elle rit toute seule, juste de bonheur, juste d’être là. Je la photographie dans ces moments et je souris avec elle, et paf dans la boîte ce joli visage heureux, et pim ce moment précieux aussi. J’exulte j’ai une boîte à capturer le bonheur de mes enfants.
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La plage à Bali c’est aussi tout un tas de petits marchands qui viennent te voir, les vendeurs de colliers, les masseuses, les manucures (oui, oui), les spécialistes de la lunette, et la fameuse madame « salade de fruit », et ça c’est vraiment génial, elle vient à tes cotés, tu lui demandes les fruits que tu veux, elle s’installe et fait sa petite affaire, te tend un sac avec le graal à l’intérieur, tu payes une somme dérisoire, quelque chose comme 1,5 euros chez nous, et tu n’as qu’à ouvrir la bouche.
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La plage à Bali c’est aussi des chiens amoureux qui attendant le coucher du soleil, une salle de sport bricolé, des petits paniers d’offrandes colorés sur le sable.
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Alors oui ce n’est pas la carte postale que vous imaginiez, mais c’est la vraie vie, on a vécu cette expérience là, et en rentrant ce soir on était bien et fatigué, n’est ce pas le signe d’une bonne journée?
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Paradoxes

Terre schyzophrene, Bali en est un parfait exemple. Ce pays me fait penser à une danseuse étoile qui ferait du marteau piqueur. Tellement subtile et violente a la fois. Cette île dite choisie par les dieux est capable de donner le pire et le meilleur tel un mariage encore faut il le savoir dés le départ et pouvoir s’en accommoder ensuite. Les rizières en terrasses si parfaites, si calmes et capables de nourrir quasi la population de Bali composent avec une urbanisation anarchique. La jungle est plus à la ville qu’à la campagne ici. Des tortillons de fils électriques s’emmêlent dans le ciel, les panneaux publicitaires sont plus nombreux que les arbres, sans compter le grouillement permanent des scooters qui rappelle une ruche. On peut sentir a la fois une certaine paix intérieure un moment donné, et une hyperactivité quelques instants plus tard. c’est une expérience assez troublante.
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Beaucoup de monde porte un masque, mais peu des casques par exemple. Et quand casque il y’a  c’est toujours le conducteur jamais les passagers et encore moins les enfants. Il y a aussi ces jardins d’une finesse incroyable crées de la main de l’homme mais pas un seul trottoir où quand il y en a un, il date probablement des années 20. Vous pouvez avoir en ville un taudis et à coté une boutique digne d’une ville comme New York. Un paradoxe vous attend à chaque coin de rue.
Concernant notre moyen de locomotion sur place nous avons songé un instant aux vélos,mais la circulation dense et dangereuse nous a découragé. Il y a bien le scooter or seuls les autochtones, je crois, sont capables d’être à 4 sur un scooter!! Donc nous baladons à pied pour les courtes distances, avec Basile en porte bébé de randonné et en taxi pour les plus longues distances. Le prix reste raisonnable. Nous avons la possibilité aussi de commander Eddy pour une journée, c’est le chauffeur qui travaille pour la maison où nous sommes, nous le solliciterons pour des journées entières. Il y a entre l’Europe et l’Asie un fossé sur la notion de sécurité. Chez nous, les normes sont drastiques en matière de sécurité auto pour les enfants, sans compter qu’on leur met même un casque pour faire du tricycle, c’est vous dire!! Ici les sièges autos n’existent pas, les casques enfants non plus, et il est courant de voir les mamans avec leur nouveau né dans les bras sur une moto qui zigzag!! De quoi faire de l’hyper tension je vous dis!
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Quand nous prenons la voiture, nous avons chacun un enfant sur les genoux, attachés avec nous a la ceinture, une abérration chez nous, et là… le chauffeur se demande pourquoi on attache l’enfant avec nous…Mais à coté de ça, poser sa main sur la tête d’un enfant, est complètement interdit, c’est là où siège son âme. Moi qui passe mon temps a ébouriffer ou caresser les cheveux de Basile, j’évite ici.
C’est ça aussi que nous voulions montrer à nos enfants, les différences de culture (enfin surtout à Charlie, Basile étant trop petit). Notre manière de vivre en France en est une parmi tant d’autres, pas la meilleure, pas la pire, juste la notre. Il y a des règles dans chaque endroit où nous allons, il s’agit de s’y conformer. Je crois que c’est ça l’ouverture d’esprit.
Nous devions aller à la mer, hier mais avec la pluie qui est tombée toute la journée, impossible! On a compris pourquoi l’île était aussi verte! Du coup, on a profité pour jouer à la maison et se reposer.
Il y’a eut un monsieur bébé qui pose et un mini concert de conga, offert par notre spécialiste en la matière et de renommée internationale s’il vous plait : Chaaaaarlie!
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En fin d’après midi, une petite accalmie nous a permis d’aller chez Nook pour l’apéro. Parce que en vacances où que l’on soit y’a quand même des bonnes habitudes qui ne changent pas! Nook je vous en avais déjà parlé est notre cantine, ici ça s’appelle un Warung, restaurant  familial, fait de bambou ou de bois et de chaume, généralement tournée vers les rizières. c’est somptueux, surtout le soir venu, où des tas de petites lumières s’allument. Un havre de paix.
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Et pour clore cette journée pluvieuse, un bon curry s’est imposé. La bise
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