D’Est en Ouest…

Après avoir parcouru la côte Sud, nous avons prit un vol interne jusqu’à Durban , histoire d’alléger notre parcours.  La seconde partie du périple s’annonce plus sauvage et beaucoup moins touristique. Nous avons traversé le pays d’Est en Ouest, enfin disons Nord Ouest pour être plus précise, et 3 états (le Kwazulu Natal, l’Etat libre et le North West).  Les kilomètres  ont défilé, le road trip est bien là.

Point de départ de cette grande traversée, une nuitée dans un village Zulu. C’est shakaland qui nous a accueilli. C’est curieux comme endroit, en fait c’est le musée vivant de la culture Zulu. Il y’a  là un village traditionnel habité, et un village aménagé pour les hôtes. Au départ ce village reconstitué était le décor d’une série TV diffusée à la fin des années 80, au total 10 épisodes (Shaka Zulu) retraçant l’histoire de Shaka, roi légendaire qui créa l’empire Zulu (diffusée sur la 5, on doit sûrement pouvoir la retrouver). Puis à la fin de la série c’est devenu une guesthouse gérée par les zulus. C’est passionnant et impressionnant. On y a notamment vu une démonstration de danse et ses significations, appris beaucoup sur leur mode de vie, coutumes, art de vivre et gouter de la bière traditionnelle (même les enfants, ils étaient ravis de faire comme les grands. Basile me demande maintenant de lui en acheter !!). Après faut savoir qu’il reste très peu de villages conservés ou fabriqués de manière traditionnel. Les villages d’aujourd’hui gardent une structure identique, mais ont adopté le parpaing et la tôle, Internet et le coca cola. ça m’a fait pensé un peu au sort des indiens aux Etats unis. Sortis de leur cadre ancestrale, héréditaire, ils ont du mal à trouver un avenir. Mais ça c’est un autre débat.

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Puis on a traversé le Kwazulu natal, sans jamais rencontrer de touristes,  pour se faire une retraite de 5 jours dans le Drakensberg.

Le Drakensberg est une frontière naturelle entre le Lesotho et l’Afrique du sud. Si les zulus l’appelle le rempart de lances (Quathlamba), c’est la définition afrikaner qui a été gardé, Drakensberg signifiant montagnes du dragons. Les deux noms foutent les jetons de toute façon.

Fabuleuse chaine de montagnes,  des paysages incroyables (attention ci dessous déferlement de panoramas) nous ont accompagné pendant cette mise au vert. Pendant que le ciel colorait les versants, que la pluie jouait avec les feuilles, et que la brume transformait nos points de vue en tableau, nous avons  randonné, fait du cheval, écouté les oiseaux, médité, contemplé. L‘endroit que nous avons trouvé est un point de chute idéal pour les familles. Tout est prévu pour que tout le monde profite. Les petits ont différentes structures à disposition, ils ont une salle de jeu et des nannies qui s’occupent d’eux pendant tout les repas des adultes. Repas des adultes…excellents vraiment et calmes! Au début l’endroit fait penser à une pension de famille comme dans dirty dancing. J’ai attendu en vain que Johnny m’initie passionnément au mambo (celles qui savent,  savent)… En vain. Alors si Patrick Swayze n’était pas là, il s’agit bien d’une pension de famille créée par un couple d’anglais (et toujours gérée par la même famille) dans les années 40,  des pionniers. De leur main, ils ont réalisé un rêve fou.  C’est réussi et nous a permis de faire une pause durant ce voyage trépidant.

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Ivres de route sans fin et de paysage somptueux, nous avons traversé le Golden Gate Higt park pour rejoindre notre étape suivante : la petite ville de Clarens dans l’Etat Libre.

Surement une des plus belle route empruntée, on se croirait en Arizona, on se croirait dans un film d’Enio Morricone… Et on est en Afrique du Sud, à écouter Charlie Winston dans la voiture avec à chaque virage des « OOhhhh »!!

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A chaque fois que nous avons rencontré un sud africain, énoncé notre parcours  et nommé la ville de Clarens , sa réponse fut la suivante : « oh very nice place »… Super nous y restons deux nuits. Elle est donnée comme un repaire d’artistes.  Mon impression première ne fut pas du tout celle là. On dirait une ville du bush australien, il y’a une rue principale goudronnée, le reste est en terre. Une place centrale énorme qui distribue différents restaurants fermés, un calme impressionnant, personne ne bouge, même pas un chat. Y’a même pas de chat. On s’attend vu l’ambiance à se retrouver au milieu d’un duel. Le premier jour se passe ainsi, dans une ambiance qu’on arrive pas à capter. On croise très peu de monde, les restaurants ferment à 20h. Les gens se cachent t ils quand nous passons? Etrange.

Puis le samedi matin, nous sortons. des voitures partout, des gens partout, tout ouvert, des gilets jaunes gavés de travail. On comprend. Il s’agit en fait d’une ville de week end! Alors là oui la week end il y’a une ambiance décontractée, propice à la flânerie, et à la farniente en terrasse. On a donc vécu Clarens endormie et réveillée. c’était avec le recul une expérience assez sympa.

Depuis Clarens nous devons regagner Madikwe. Nous traversons l’Etat libre et l’Etat du North West. La route est longue, et fatigante. Il faut toujours être concentré car tout ce qui ne doit pas être sur une route s’y trouve: des vaches, des babouins , des ânes, des marchands, des enfants… C’est un peu notre croix, mais nous allons rejoindre l’Afrique, celle qui a l’odeur de mon enfance.

bisous aventuriers

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Curiosités

  •  Le drapeau actuel de l’Afrique du sud est tout récent. Il est en vigueur seulement depuis 1994, date des premières élections non raciales. Il est appelé également drapeau arc en ciel, du fait que les couleurs choisies indiquent le mélange des populations.

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  • Au début , on s’est dit : « tiens y’a beaucoup de pannes sur les autoroutes… » Que nenni il ne s’agit aucunement de problèmes de voiture, c’est juste l’heure de manger. Les locaux arrêtent alors leur voiture illico presto, sortent table et chaises de camping et pique niquent sur la bande d’arrêt d’urgence. Nickel. On voit d’ailleurs beaucoup de panneaux « interdit de pique niquer » mais apparemment sans effet.

 

  • Les parcmètres humain ou les gilets jaunes (ou orange) . En fait c’est un des « petits boulots » qui existent ici. Quand vous arrivez quelque part, les parkings sont généralement gratuits, mais il y’a toujours un gilet jaune qui surgit, qui vous demande comment vous allez, qui vous donne des conseils de créneaux… et demande sa pièce. C’est bizarre, mais on joue le jeu. Comme quoi y’a pas qu’en France que le gilet jaune se manifeste!

 

  • L’Afrique du Sud à trois capitales : Le Cap (capitale législative, où siège le Parlement), Pretoria (capitale administrative, où siège le gouvernement), Bloemfontein (la capitale judiciaire) et 11 langues officielles, beaucoup de Sud Africains en connaissent plusieurs et n’hésitent pas à les employer dans une même phrase. C’est le record mondial du pays qui a le plus de langues officielles (selon le Guiness)

  • Il existe sur la côte sud des piscines créées par l’homme en avancée sur la mer. Elles se remplissent avec l’eau de mer, ne gâchent pas le paysage et permettent de se protéger des vagues énormes et des requins. C’est simple. Je ne comprend toujours pas qu’en France et notamment à la Réunion par exemple où les requins sévissent qu’on ne fasse pas la même chose. C’est tellement ingénieux et logique. Il y en a partout de toutes tailles et de toutes formes. Du coup tout le monde y trouve son compte.

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  • C’est en Afrique du Sud en 1967 qu’a eut lieu la première greffe du cœur par le Docteur Christiaan Barnard.

 

  • 20% de l’or du monde est extrait dans les mines d’Afrique du Sud. Coucou mon frère… pas mal comme prochain pays d’expatriation. Moins frais que le Canada!

 

  • Il y a ici une Inventivité, une  créativité incroyable. Ils ont un don pour l’art de détourner les objets,  les matières premières et la récupération .  J’adore. On peut trouver  une entreprise qui ramasse les tongs échouées et en fait des petits objets de décoration.  Un autre qui avec des bidons d’huile de moteur fabrique des guitares (voir ici) . On voit des chaises construites à partir  de pneus, des tabourets avec des seaux, des canettes devenir des jouets ou de la décoration, des luminaires en déchets plastique, les jeux extérieurs pour enfants sont étonnants, les cendriers de la ville à Hermanus sont des chutes de gouttières.  En plus d’être malin c’est beau. C’est décalé et responsable. Tout est réutilisable et leur imagination est sans limite. Peut importe les normes,  leur créativité n’est pas dictée par des contraintes. Ils sont libres dans leur tête et le résultat n’en est que plus chouette.

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Bisous fous

The Game.

Les premiers mots qui viennent en tête quand on pense à l’Afrique du Sud… sont  immensité, vie sauvage et safari,  entre autres. L’Afrique du Sud ce n’est pas que ça mais évidemment on attendait cette partie du périple avec impatience.

Ici on appelle ça un Game, on peut le pratiquer de deux  façons soit en self drive, c’est à dire  que vous conduisez votre propre voiture et vous découvrez en solo. Soit vous choisissez le game drive, là c’est l’option accompagnée par un ranger souvent dans le cadre d’un lodge. C’est ce que nous avons choisi. Pour plusieurs raisons, d’abord parce que ce sont des professionnels, ils connaissent les empreintes, ils communiquent par talkie walkie avec les autres rangers, donc on sait en temps réel où sont les animaux. Ils nous apprennent un tas de trucs sur l’Afrique, la faune et la flore, les comportements des animaux que l’on croise… Et connaissent les réserves comme leur poche ce qui permet sur un temps limité de ne pas se perdre, s’embourber bêtement, et surtout prendre de risque inutilement.

 

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Avec deux enfants en bas âge, c’est à dire moins de 6 ans, nos options étaient limitées car beaucoup de lieux refusent  carrément les enfants sous cet âge.   Par contre ceux qui acceptent les petits enfants sont luxueux, dont celui que nous avons choisi Le Marks camp.

C’est bien simple, à  partir du moment où la voiture passe l’entrée du lodge, vous êtes accueillis, on vous enlève les clefs et vous ne vous occupez plus de rien. Nous avons eut pour notre part une arrivée un peu particulière car pour je ne sais quelle raison, le GPS nous a amené à une autre entrée de la réserve. Là,  pas de guitoune, ni de garde, ni même de barrière qui s’ouvre. On appelle la réception, qui nous fait comprendre que c’est pas la bonne entrée et que nous devons rebrousser chemin. On vient de se taper 40 bonnes minutes de piste… Là un 4×4 arrive, à son bord un ranger, on lui explique, il nous ouvre et il nous dit « allez toujours tout droit, ni a gauche, ni a droite, toujours tout droit »… Ok génial pas besoin de revenir sur nos pas, on file… On percute au bout de quelques minutes qu’on est seul au monde au milieu de la réserve…Finalement on aurait mieux fait de faire demi tour. C’est plus possible le ranger a refermé derrière lui.  Et puis évidement le « toujours tout droit » à ses limites. Le chemin tout droit fini par se couper en deux, l’un part à gauche et l’autre à  droite. C’est lequel le tout droit? Et là dans ma tête je vois le scénario Jurassic park mais avec les animaux de la savane…A ce moment là deuxième coup de bol un véhicule arrive, il va a l’entrée du lodge. Ouf, nous n’avons plus qu’à le suivre. Sauvés. Notre arrivée à donc été un soulagement pour tout le monde. Et ça a bien fait marrer le staff.  On a donc honoré avec brio notre statut de français bordéliques. Ca commençait bien . On s’est  fait un self drive à l’arrache. On était donc bien content qu’on nous enlève les clefs du véhicule.

Ensuite, nous avons bénéficié d’un service personnalisé, c’est à dire un ranger et un véhicule pour nous 4 (plaid, coupe vent, bouteille d’eau et pause apéro y compris) , sur les horaires que nous souhaitions (d’habitude 6h du matin , nous avons pu décaler à 7h), deux games par jour, des nounous pour proposer des activités aux enfants durant la journée, des repas adaptés pour eux, des bonbons chaque jour sur le lit après le passage de la dame de chambre, des serviettes chaudes au retour des games, ainsi qu’un chocolat chaud pour les petits (nous le même mais avec alcool!). Nous avons vécu tout les 4 une expérience unique. Une parenthèse dans une vie.

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Evidemment la réussite de cette aventure tient à ces conditions là mais aussi à ce que nous avons vu et vécu. On a été au plus prés des paysages et des  animaux. Lisa notre ranger nous a apprit énormément, on a été imprégné et passionné de ses récits. Et pour ne rien gâcher on a pu croiser plein d’animaux emblématiques.  Quand je dis croiser c’est pas tout à fait juste, le mot précis est  approcher.

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Cette proximité a suscité tout un festival d’émotions. Nous avons été subjugué par un troupeau d’éléphant, nous avons applaudi la grâce des antilopes et des gazelles, nous avons ri devant un couple de phacochères qui dandinaient du cul, nous avons été ému devant le ciel qui s’embrase, nous avons été hypnotisé face aux yeux jaune d’un guépard, nous avons régalé nos papilles de termites, nous avons été impressionné par la nonchalance des girafes, nous avons observé avec admiration les oiseaux tisserands, véritable architectes frénétiques, nous avons adoré le graphisme des zèbres et surtout surtout nous avons été sans voix et sans respiration devant les lions.Ca faisait longtemps que je n’avais pas eut peur comme ça. Une peur légitime me direz vous quand vous allez lire la suite.

 

On roule, Silvain voit au loin une touffe qui bouge, on aurait pu se méprendre et croire un buisson dans le vent,  puis non c’est bien un Lion. On y va. Là, le 4×4 de Lisa sort du chemin , avance dans la savane à 2km/h (de toute façon impossible d’aller plus vite à cause du terrain accidenté), elle éteint le moteur. Quoi?!?  J’hallucine elle a éteint le moteur. Le lion est à deux mètres. Alors déjà tu fais pas le malin, tu es dans une voiture ouverte, arrêtée, avec deux enfants que tu supplie de ne pas dire un mot,  et tu as en face de toi un roi. Dans sa chaine alimentaire, en tant qu’humain,  tu es juste un gâteau apéro. Bien Bien. Puis on tourne la tête et là en fait, on était entouré de 3 Lions dont un qui dégoupillait une autruche et plusieurs lionnes sous un buisson. Le 4×4 sans contact au milieu . Comment vous dire que mon sang s’est  glacé. A ce moment là,  tu n’as pas froid, pas chaud, pas soif, plus rien, tu es juste un coeur géant qui bat. Je me suis sentie vivante. ça c’est sur,  mais je ne savais pas trop pour combien de temps. J’ai espéré qu’ils aient tous bien mangé. Qu’ils ne soient pas d’humeur taquine. Le fait de faire des photos, m’a permis d’intérioriser mes émotions. Personne n’a dit un mot. 

Un lion qui te regarde en face c’est sublime et effrayant. C’est hypnotique et paralysant.  C’est d’une puissance. Ils ne peuvent être qu’au dessus des autres animaux. Ce ne sont pas les plus grands, ni les plus gros , ni les plus colorés de la savane, mais un Lion c’est charismatique, de la crinière aux pattes,  il est le mâle, le maître, le roi. C’est ainsi. Une évidence.

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Le Lion était déjà mon animal favori, et ces rencontres n’ont fait qu’accroitre mon sentiment.

Comme aucun être humain ne fut maltraités  pendant cette aventure, nous continuons donc notre route vers le pays Zulu…

 

 

Le chant des baleines

Quand nous arrivons dans un nouvel endroit, une nouvelle ville nous n’avons pas d’attentes à proprement parler, juste nous laisser porter et découvrir.
Mais nous sommes arrivés à Hermanus avec un objectif en tête, un seul : apercevoir des baleines.
Elles viennent mettre bas auprès des côtes peu profondes  sud africaines et éduquer leur baleineau. Mais c’est la fin de la saison, alors…
Nous nous sommes levés  avec un mélange d’impatience, d’espoir et d’excitation, puis nous nous sommes dirigés vers la côte. Là une épaisse brume couvrait l’océan, comme un voile pudique. Ne pas se dévoiler tout de suite à ces yeux insistants. Laisser durer l’envie d’en voir plus. Les faire patienter. Se faire désirer. Et Dieu sait que nous désirions.
Nous priâmes pour que le soleil déshabille les flots.
Prières exaucées. Le soleil sortit, la brume épaisse disparut et l’eau apparut sans aucun artifice.
Nos yeux n’ont alors plus quittés la surface. Nous balayons l’océan à la recherche d’un signe. N’importe lequel. Quelque chose. C’est là qu’à un jet de pierre de la terre ferme avec une élégance rare, elle se montra. D’abord elle, la maman gigantesque , avec cette impression de devoir nous approuver ou non.
Un bon jour apparemment puisque quelques secondes plus tard, baleineau fit de même.
Je suis restée longtemps sur mon rocher, les larmes mélangées aux embruns à regarder ce cadeau de la nature. Là devant, juste devant, des géants des mers, se présentent. Il est très difficile alors de regarder autre chose que l’eau. Une sorte de magnétisme vous en empêche. On veut en voir plus, encore plus. Plus longtemps.
Ne plus partir. Juste rester là, devenir le rocher même sur lequel on est assis.
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La journée durant, elles se sont montrées. Souvent  presque immobiles comme des iceberg, d’autres en groupe se permettant quelques figures de styles, un bébé blanc rarissime,  et plus encore des otaries et des dauphins. Une parade de fin de saison inespérée.
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NB : Nous avons rencontrés ce jour une chouette famille, avec les mêmes espoirs que nous. Ils furent comblés aussi. Coucou les toulousains!
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Bisous iodés

Sur toutes les plages…

On s’était dit on prend le bus rouge pour faire un tour de la ville, histoire d’avoir une vue globale.
On s’était dit on visite le musée d’art sud africain.
On s’était dit on prendra le téléphérique pour avoir le panorama de Cape Town au coucher du soleil.
On s’était dit, non on va plutôt vers le quartier coloré de bo kaap.
On avait fait plusieurs plannings.
On avait mille itinéraires.
Puis … la plage.
On a alors mis tout ce qu’on avait prévu dans la case poubelle de notre cerveau et on a filé a la plage.
Pas n’importe laquelle puisque celle ci est au sud de l’Afrique du Sud. Autrement dit au bout du monde. Mais ce que j’aime c’est qu’il y’a un dénominateur commun sur toutes les plages de la terre : les gens sont heureux. Et moi j’observe.
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Sur toutes les plages du monde il a des enfants qui rigolent, des porteurs de glacières, des cascades de selfies, des amoureux enlacés.
Sur toutes les plages du monde des groupes de potes refont le monde, et chacun enlèvent ses soucis en même temps que ses habits.
Sur toutes les plages du monde les jeux d’eau font le bonheur des petits et grands, les mamans courent après les bébés fugueurs, les papys courent devant le temps, et les vagues courent sur le sable.
Mais sur une plage sud africaine on peut y voir aussi des baigneuses en tutu, un zoulou rêveur, le vieil homme et la mer, des lifeguard qui n’ont jamais regardé « Alerte à Malibu » et des magiciens qui transforment des canettes en oeuvre.
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Celle qu’on a choisi s’appelle camps bay. La plus familiale de Cape Town donc la plus accessible. Chaque plage a son public et son accès (pour celle de la jeunesse sud africaine, il faut descendre un dédale d’escalier qui parait infini et au bout la mer… On le sait parce que nos cuisses plus si jeunes et pas du tout sud africaines s’en souviennent ce soir…)
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NB : Avalanche de photos comme d’habitude je ne sais pas choisir. Et j’aurais aimé enregistrer ce qui s’est passé dans l’habitacle de la voiture en allant à la plage.
Ici conduite à gauche. En résumé, on a roulé sur la voie des autres, on mettait les essuie glace à chaque fois qu’on voulait clignoter, on a fermé les yeux, on s’est engueulé, on a rigolé. Bref on a conduit à gauche.

Afrique du Sud, nous voilà!

Voilà voilà nous sommes à presque une semaine du départ.

L’Afrique éveille toujours en chacun de nous diverses sentiments: la peur, la joie, l’aventure, l’inconnu. Tout ça à la fois.  Cette destination m’est venue comme un évidence une nuit d’insomnie. Nous cherchions plutôt du coté du Costa Rica puis j’ai pensé à l’Afrique.

Pourquoi pas l’Afrique ? Celle du sud pour commencer.

Pour celles et ceux qui ont suivis notre périple mexicain et surtout nos péripéties d’avion à l’aller, figurez vous que nous avions donc après réclamation bénéficiés d’un remboursement intégral de nos billets d’avion.  Sachez le en tant que passager vous avez des droits et qui ne tente rien n’a rien. On a tenté, on a gagné. Un aller- retour pour l’Afrique du Sud.

Puis la saison de Silvain a commencé, la course de fin d’année scolaire aussi… peu de temps ensemble à pouvoir s’occuper de ce projet. C’est donc moins de deux mois avant que nous avons commencé à réserver et étudier l’itinéraire. Ambitieux l’itinéraire. On veut tout voir mais on ne le pourra pas évidemment.

On a fait des choix, pas de Lesotho, pas de désert du Kalahari, pas de wild coast, pas de Swaziland et pas le nord…. Pourtant on part un mois mais le pays est immense.  L’occasion d’y retourner…

On arrive donc  à Cap Town, on parcoure la côte Sud en voiture. Puis on prend un vol interne de Port Elizabeth jusqu’à Durban. Là on re loue une voiture et on remonte par le Drakensberg et l’Etat libre jusqu’à la frontière du Bostwana. Puis direction Joahnnesbourg pour le retour en France.

J’ai fait ci dessous une petite carte de notre itinéraire. Les points jaunes sont nos étapes. Probablement chacune l’occasion d’un article.

Vous nous suivez?

 

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Ailleurs autrement

Partir ailleurs c’est oublier comment on vit. Il faut accepter d’être bousculé dans ses habitudes, se laisser aller à autre chose, s’ouvrir à la différence. Et ça sera forcement à des années lumières de chez vous puisque vous n’y êtes plus. Si l’on vient dans un autre pays avec des idées arrêtées , avec ses manies, on passe à coté. Quel intérêt de partir? Ce ne sera pas un voyage encore moins une aventure au mieux un déplacement. Vous subirez au lieu de profiter. La nuance est de taille.  Oui vos narines vont être titillées autant par les épices délicieuses que par des poubelles abandonnées. Oui votre tête tournera d’odeur de poisson, de viande ou autre qui ne sont pas sur-emballés ni frigorifiés. Oui vous verrez des chats mal en point partout et des ânes qui travaillent sans relâche mais autant que les hommes voyez vous. Oui vous verrez certaines choses qui ne vous plairont pas. Oui tout cela vous semblera désorganisé. Oui vous apprécierez plus que jamais un endroit aussi calme que la ville est turbulente. Oui vous serez chahuté par la foule, les gens qui travaillent , les camelots, les mobylettes et les vélos. Oui vos oreilles apprécieront le chant du muezzin qui rythme la journée. Oui votre palais s’émerveillera d’un tajine au poulet accompagné d’un thé. Oui vos pas hésitants s’arrêteront souvent avant d’emprunter telle ou telle ruelle. Mais au bout de tout ça, il y a toujours une découverte. Proust ne se trompait pas en disant que le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à avoir de nouveaux yeux. Puis s’enrichir n’est ce pas acquérir quelque chose en plus que ce qu’on l’on possède déjà?

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Ailleurs ils ne s’habillent pas pareil, ils ne pensent pas pareil, ils ne mangent pas pareil, ils ne vivent pas pareil, ils ne travaillent pas pareil. Ce n’est ni mieux que chez nous ni moins bien, juste différent. J’ai la chance de pouvoir inculquer cela à mes enfants, j’ai la chance de pouvoir vivre ça. ça remet les pendules à l’heure. Bien sûr Je suis toujours heureuse de rentrer de voyage car j’aime mon cocon, mais je sais que je laisse un petit bout de mon coeur où que j’aille. Il y a dans ma tête toujours une fenêtre ouverte sur l’ailleurs, le pas comme nous, pour les jours de routine, pour les jours de moins bien, pour les jours sans.

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Pour les infos pratiques:

 Nous logions au riad Beldi, au nord de la Médina, excentré de la zone touristique. Comptez 20 minutes de marche pour atteindre les souks. Bien sûr préférez les riads plus typiques que les hôtels de la palmeraie.

Mapps.me (application gratuite) m’a grandement aidé pour la localisation de tout un tas de choses et le calcul des itinéraires à pieds.

Nous avons marché en moyenne 7 kms par jour, et sur la fin nous pratiquions un peu plus les taxis (environ 50 dirhams la course dans la médina. Grand taxi pour 4 et plus. Et petit taxi jusqu’à 3) et 100 dirhams entre la médina et l’aéroport.

Nous avons visité le palais Bahia, le palais El Badii, le musée de la photographie. La Medersa ben youssef est fermé pour deux ans, dommage c’est un joyau de Marrakech. Nous avons aussi réservé une balade en calèche. Nous avons beaucoup déambuler dans la ville, visiter les coopératives artisanales et les différents quartiers. Nous avons fait l’impasse sur certaines choses car on ne voulait pas tout visiter au pas de course.

A l’extérieur de la ville nous avons fait une demi journée en dromadaire, et découvert le jardin Anima à la porte de la vallée de l’Ourika. Ce dernier possède un café snack très sympa.

Quelques adresses  pour manger dans la Medina et surtout pour reprendre sa respiration. Tellement sympa qu’il faut réserver très souvent.

♥ La famille ( le petit jardin de fou…) du coté des palais Bahia et El badii

♥ La terrasse des épices , le restaurant en terrasse et la pâtisserie en bas (ne pas confondre avec café des épices)

♥  Nomad (la vue de fou…) le soir un moment de détente avec la vue sur la place des épices.

♥  Le jardin secret (l’endroit de fou…)

♥  Pepe Nero (Pour les enfants je trouve des italiens partout!)

♥  Limoni (un resto italien au cadre hyper sympa dans notre quartier du coté de la porte bab Tarzout)

♥ Café Fnaque pour la vue, et la pause dans les souks

♥ S’il fait beau réservez le brunch du dimanche au Beldi country club (avec piscine)!

♥ Dar Cherifa, paumé dans une ruelle, d’une beauté incroyable, un vrai havre de paix pour manger ou boire un thé dans le petit salon

♥ Les soirs de grandes fatigues nous réservions le repas du soir au riad. Copieux et trés bon. Presque tous le font.

 

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