On l’appelle Jozi…

Notre road trip s’achève ici,  à Johannesburg.  L’arrivée nous a fait un choc, en même temps on est passé de la nature sauvage du Madikwe à la plus grande ville du pays dans la même journée. Je craignais cette ville décrite comme ultra violente. Bon je ne vous cache pas qu’il ne faut pas déconner avec les règles de bases. Ne pas se balader seul ou à pied. Ne pas porter d’objets ostentatoires (appareil photo…) et surtout faire appel à un guide pour la découvrir. Mais Johannesburg, de ses petits noms Joburg ou Jozi est surprenante.  Il y’a 140 ans il n’y avait rien. Pas même une cabane. Puis la ruée vers l’or et en si peu de temps se construit le poumon économique du pays. C’est vous dire l’effervescence qu’il y règne.  Le centre ville fut abandonné et squatté après la fin de l’apartheid, donc c’est vrai que selon les rues vaut mieux pas s’aventurer. Mais petit à petit les investisseurs, les entrepreneurs , je dirais même les nouveaux aventuriers, se réinstallent et créent des endroits incroyables. C’est le cas de 44 stanley. Des bâtiments industriels des années 30, réaffectés en boutiques, restaurants, galerie, jardin. Un exemple réussi de reconquête.  Nous avons profité de nos trois jours ici pour découvrir ces endroits là (je vous mets à la fin de l’article nos adresses, toutes plus géniales les unes que les autres).

 

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A défaut de visiter le musée de l’apartheid et constitution Hill (en effet déconseillés aux enfants de moins de 11 ans) , nous avons  passé une journée au Berceau de l’humanité, reconnu par l’Unesco en 1999.  En effet c’est près de Jozi qu’à été découvert « Little foot » vieux de plus de 3,7 millions d’années soit 400 000 ans de plus que Lucy, c’est dire. L’appelation berceau de l’humanité balance donc entre l’Afrique de L’est et l’Afrique du sud. On peut y visiter la grotte de Sterkfontein (c’est la crevasse où est tombé little foot jadis , et où il a été retrouvé), puis le Maraupeng, musée ludique et complet sur l’évolution de l’Homme. Bref de quoi passer une journée sympa.

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Notre dernier jour , nous l’avons passé au coté de Alain Samy. Quelle journée, Alain est passionnant et passionné. On découvre la ville, son histoire, on vit les événements passés et les espoirs futurs avec lui.   Je ne voulais pas visiter Soweto. A quoi bon? Mais Alain m’a convaincu, en fait il délègue la visite du quartier à Peter. Peter est un jeune, natif du township et propose sa compagnie,son histoire et des balades à pieds ou a vélos. Il a crée une association The Shalk qui s’occupe d’une soixantaine d’enfants au coeur du quartier.  Les enfants y trouvent du soutien, des activités, apprennent l’anglais. L’association aide les jeunes (trop jeunes) mamans, informe les ados sur les drogues, violences, maladies…qui font la loi ici.  Notre visite aide donc concrètement les habitants. Vous dire qu’on a prit une grosse claque est plutôt un terme léger. Soweto à plusieurs facettes, c’est immense, une ville dans la ville, plus de 3 millions d’habitants, on y trouve donc de tout, des petits quartiers de maisons pavillonnaires (là où a habité Mandela, mais aussi Desmond Tutu, deux prix nobel de la paix dans la même rue! Inedit!) , mais aussi des gens vivants dans le dénuement le plus total comme à Kliptown. Pour vous dire les favelas à coté c’est riche.  La municipalité ne reconnait pas cette partie du quartier et il règne une vie parallèle, une économie officieuse. Ces gens n’existent pas, ce sont des fantômes . Jozi se targue d’être le berceau de l’humanité mais il faudrait ne pas savoir oublier ce qu’est l’humanité.  Et vous savez quoi malgré tout , on trouve ici des sourires, de la créativité, de l’énergie, de l’espoir et beaucoup de gentillesse. Comme quoi. ça remet les pendules à l’heure.

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Nos trois jours à Jozi étaient un joli point final à cette aventure sud africaine. On va récupérer le cours de notre vie avec quelques pages écrites en plus. Je languis comme j’appréhende toujours un peu le retour. Je ne reviens jamais complètement chez moi après un voyage.  J’espère que mes récits auront  réussi à vous transporter dans ce pays incroyable. Je reviens ici bientôt pour le bilan de ce road trip.

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Nos adresses 

MANGER 
 Tortellino : Un italien de folie, on mange en fait dans l’épicerie. Mention spéciale pour l’accueil et la fraicheur des produits.
 Workshop 55 : une ancienne maison  reconvertie en restaurant. Lieu superbe et tapas revisitées à la sauce sud africaine. Un régal .
Bambanani : un restaurant pour les enfants donc pour les parents. Paradis des moins de 10 ans. On y  trouve des activités, un vrai appartement reconstitué à la taille enfant, une structure de jeu, des salles legos et barbie… la folie
Che argentine Grill : Une ancienne usine revisitée en grill argentin. En plus de la viande excellente, j’ai adoré le bordel ambiant. Ca grouille, ça rigole, c’est bruyant.
Vovotelo et Salvation cafe: ces deux adresses sont au 44 stanley, aussi bien pour manger que pour petit déjeuner.
Lebos : self backpackers à Soweto. Endroit trés sympa.
BOUTIQUES
Amatuli : la caverne d’ali baba de la déco. Génial
44 stanley : pour manger, chiner, voir de l’art, des artisans, des créateurs….
VISITER
Alain Samy (mysanw.za10@yahoo.com / +27(0)768309594)
Passionné et visite en français. On a adoré sa compagnie.

 

Curiosités

  •  Le drapeau actuel de l’Afrique du sud est tout récent. Il est en vigueur seulement depuis 1994, date des premières élections non raciales. Il est appelé également drapeau arc en ciel, du fait que les couleurs choisies indiquent le mélange des populations.

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  • Au début , on s’est dit : « tiens y’a beaucoup de pannes sur les autoroutes… » Que nenni il ne s’agit aucunement de problèmes de voiture, c’est juste l’heure de manger. Les locaux arrêtent alors leur voiture illico presto, sortent table et chaises de camping et pique niquent sur la bande d’arrêt d’urgence. Nickel. On voit d’ailleurs beaucoup de panneaux « interdit de pique niquer » mais apparemment sans effet.

 

  • Les parcmètres humain ou les gilets jaunes (ou orange) . En fait c’est un des « petits boulots » qui existent ici. Quand vous arrivez quelque part, les parkings sont généralement gratuits, mais il y’a toujours un gilet jaune qui surgit, qui vous demande comment vous allez, qui vous donne des conseils de créneaux… et demande sa pièce. C’est bizarre, mais on joue le jeu. Comme quoi y’a pas qu’en France que le gilet jaune se manifeste!

 

  • L’Afrique du Sud à trois capitales : Le Cap (capitale législative, où siège le Parlement), Pretoria (capitale administrative, où siège le gouvernement), Bloemfontein (la capitale judiciaire) et 11 langues officielles, beaucoup de Sud Africains en connaissent plusieurs et n’hésitent pas à les employer dans une même phrase. C’est le record mondial du pays qui a le plus de langues officielles (selon le Guiness)

  • Il existe sur la côte sud des piscines créées par l’homme en avancée sur la mer. Elles se remplissent avec l’eau de mer, ne gâchent pas le paysage et permettent de se protéger des vagues énormes et des requins. C’est simple. Je ne comprend toujours pas qu’en France et notamment à la Réunion par exemple où les requins sévissent qu’on ne fasse pas la même chose. C’est tellement ingénieux et logique. Il y en a partout de toutes tailles et de toutes formes. Du coup tout le monde y trouve son compte.

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  • C’est en Afrique du Sud en 1967 qu’a eut lieu la première greffe du cœur par le Docteur Christiaan Barnard.

 

  • 20% de l’or du monde est extrait dans les mines d’Afrique du Sud. Coucou mon frère… pas mal comme prochain pays d’expatriation. Moins frais que le Canada!

 

  • Il y a ici une Inventivité, une  créativité incroyable. Ils ont un don pour l’art de détourner les objets,  les matières premières et la récupération .  J’adore. On peut trouver  une entreprise qui ramasse les tongs échouées et en fait des petits objets de décoration.  Un autre qui avec des bidons d’huile de moteur fabrique des guitares (voir ici) . On voit des chaises construites à partir  de pneus, des tabourets avec des seaux, des canettes devenir des jouets ou de la décoration, des luminaires en déchets plastique, les jeux extérieurs pour enfants sont étonnants, les cendriers de la ville à Hermanus sont des chutes de gouttières.  En plus d’être malin c’est beau. C’est décalé et responsable. Tout est réutilisable et leur imagination est sans limite. Peut importe les normes,  leur créativité n’est pas dictée par des contraintes. Ils sont libres dans leur tête et le résultat n’en est que plus chouette.

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Bisous fous

The Game.

Les premiers mots qui viennent en tête quand on pense à l’Afrique du Sud… sont  immensité, vie sauvage et safari,  entre autres. L’Afrique du Sud ce n’est pas que ça mais évidemment on attendait cette partie du périple avec impatience.

Ici on appelle ça un Game, on peut le pratiquer de deux  façons soit en self drive, c’est à dire  que vous conduisez votre propre voiture et vous découvrez en solo. Soit vous choisissez le game drive, là c’est l’option accompagnée par un ranger souvent dans le cadre d’un lodge. C’est ce que nous avons choisi. Pour plusieurs raisons, d’abord parce que ce sont des professionnels, ils connaissent les empreintes, ils communiquent par talkie walkie avec les autres rangers, donc on sait en temps réel où sont les animaux. Ils nous apprennent un tas de trucs sur l’Afrique, la faune et la flore, les comportements des animaux que l’on croise… Et connaissent les réserves comme leur poche ce qui permet sur un temps limité de ne pas se perdre, s’embourber bêtement, et surtout prendre de risque inutilement.

 

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Avec deux enfants en bas âge, c’est à dire moins de 6 ans, nos options étaient limitées car beaucoup de lieux refusent  carrément les enfants sous cet âge.   Par contre ceux qui acceptent les petits enfants sont luxueux, dont celui que nous avons choisi Le Marks camp.

C’est bien simple, à  partir du moment où la voiture passe l’entrée du lodge, vous êtes accueillis, on vous enlève les clefs et vous ne vous occupez plus de rien. Nous avons eut pour notre part une arrivée un peu particulière car pour je ne sais quelle raison, le GPS nous a amené à une autre entrée de la réserve. Là,  pas de guitoune, ni de garde, ni même de barrière qui s’ouvre. On appelle la réception, qui nous fait comprendre que c’est pas la bonne entrée et que nous devons rebrousser chemin. On vient de se taper 40 bonnes minutes de piste… Là un 4×4 arrive, à son bord un ranger, on lui explique, il nous ouvre et il nous dit « allez toujours tout droit, ni a gauche, ni a droite, toujours tout droit »… Ok génial pas besoin de revenir sur nos pas, on file… On percute au bout de quelques minutes qu’on est seul au monde au milieu de la réserve…Finalement on aurait mieux fait de faire demi tour. C’est plus possible le ranger a refermé derrière lui.  Et puis évidement le « toujours tout droit » à ses limites. Le chemin tout droit fini par se couper en deux, l’un part à gauche et l’autre à  droite. C’est lequel le tout droit? Et là dans ma tête je vois le scénario Jurassic park mais avec les animaux de la savane…A ce moment là deuxième coup de bol un véhicule arrive, il va a l’entrée du lodge. Ouf, nous n’avons plus qu’à le suivre. Sauvés. Notre arrivée à donc été un soulagement pour tout le monde. Et ça a bien fait marrer le staff.  On a donc honoré avec brio notre statut de français bordéliques. Ca commençait bien . On s’est  fait un self drive à l’arrache. On était donc bien content qu’on nous enlève les clefs du véhicule.

Ensuite, nous avons bénéficié d’un service personnalisé, c’est à dire un ranger et un véhicule pour nous 4 (plaid, coupe vent, bouteille d’eau et pause apéro y compris) , sur les horaires que nous souhaitions (d’habitude 6h du matin , nous avons pu décaler à 7h), deux games par jour, des nounous pour proposer des activités aux enfants durant la journée, des repas adaptés pour eux, des bonbons chaque jour sur le lit après le passage de la dame de chambre, des serviettes chaudes au retour des games, ainsi qu’un chocolat chaud pour les petits (nous le même mais avec alcool!). Nous avons vécu tout les 4 une expérience unique. Une parenthèse dans une vie.

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Evidemment la réussite de cette aventure tient à ces conditions là mais aussi à ce que nous avons vu et vécu. On a été au plus prés des paysages et des  animaux. Lisa notre ranger nous a apprit énormément, on a été imprégné et passionné de ses récits. Et pour ne rien gâcher on a pu croiser plein d’animaux emblématiques.  Quand je dis croiser c’est pas tout à fait juste, le mot précis est  approcher.

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Cette proximité a suscité tout un festival d’émotions. Nous avons été subjugué par un troupeau d’éléphant, nous avons applaudi la grâce des antilopes et des gazelles, nous avons ri devant un couple de phacochères qui dandinaient du cul, nous avons été ému devant le ciel qui s’embrase, nous avons été hypnotisé face aux yeux jaune d’un guépard, nous avons régalé nos papilles de termites, nous avons été impressionné par la nonchalance des girafes, nous avons observé avec admiration les oiseaux tisserands, véritable architectes frénétiques, nous avons adoré le graphisme des zèbres et surtout surtout nous avons été sans voix et sans respiration devant les lions.Ca faisait longtemps que je n’avais pas eut peur comme ça. Une peur légitime me direz vous quand vous allez lire la suite.

 

On roule, Silvain voit au loin une touffe qui bouge, on aurait pu se méprendre et croire un buisson dans le vent,  puis non c’est bien un Lion. On y va. Là, le 4×4 de Lisa sort du chemin , avance dans la savane à 2km/h (de toute façon impossible d’aller plus vite à cause du terrain accidenté), elle éteint le moteur. Quoi?!?  J’hallucine elle a éteint le moteur. Le lion est à deux mètres. Alors déjà tu fais pas le malin, tu es dans une voiture ouverte, arrêtée, avec deux enfants que tu supplie de ne pas dire un mot,  et tu as en face de toi un roi. Dans sa chaine alimentaire, en tant qu’humain,  tu es juste un gâteau apéro. Bien Bien. Puis on tourne la tête et là en fait, on était entouré de 3 Lions dont un qui dégoupillait une autruche et plusieurs lionnes sous un buisson. Le 4×4 sans contact au milieu . Comment vous dire que mon sang s’est  glacé. A ce moment là,  tu n’as pas froid, pas chaud, pas soif, plus rien, tu es juste un coeur géant qui bat. Je me suis sentie vivante. ça c’est sur,  mais je ne savais pas trop pour combien de temps. J’ai espéré qu’ils aient tous bien mangé. Qu’ils ne soient pas d’humeur taquine. Le fait de faire des photos, m’a permis d’intérioriser mes émotions. Personne n’a dit un mot. 

Un lion qui te regarde en face c’est sublime et effrayant. C’est hypnotique et paralysant.  C’est d’une puissance. Ils ne peuvent être qu’au dessus des autres animaux. Ce ne sont pas les plus grands, ni les plus gros , ni les plus colorés de la savane, mais un Lion c’est charismatique, de la crinière aux pattes,  il est le mâle, le maître, le roi. C’est ainsi. Une évidence.

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Le Lion était déjà mon animal favori, et ces rencontres n’ont fait qu’accroitre mon sentiment.

Comme aucun être humain ne fut maltraités  pendant cette aventure, nous continuons donc notre route vers le pays Zulu…

 

 

Le chant des baleines

Quand nous arrivons dans un nouvel endroit, une nouvelle ville nous n’avons pas d’attentes à proprement parler, juste nous laisser porter et découvrir.
Mais nous sommes arrivés à Hermanus avec un objectif en tête, un seul : apercevoir des baleines.
Elles viennent mettre bas auprès des côtes peu profondes  sud africaines et éduquer leur baleineau. Mais c’est la fin de la saison, alors…
Nous nous sommes levés  avec un mélange d’impatience, d’espoir et d’excitation, puis nous nous sommes dirigés vers la côte. Là une épaisse brume couvrait l’océan, comme un voile pudique. Ne pas se dévoiler tout de suite à ces yeux insistants. Laisser durer l’envie d’en voir plus. Les faire patienter. Se faire désirer. Et Dieu sait que nous désirions.
Nous priâmes pour que le soleil déshabille les flots.
Prières exaucées. Le soleil sortit, la brume épaisse disparut et l’eau apparut sans aucun artifice.
Nos yeux n’ont alors plus quittés la surface. Nous balayons l’océan à la recherche d’un signe. N’importe lequel. Quelque chose. C’est là qu’à un jet de pierre de la terre ferme avec une élégance rare, elle se montra. D’abord elle, la maman gigantesque , avec cette impression de devoir nous approuver ou non.
Un bon jour apparemment puisque quelques secondes plus tard, baleineau fit de même.
Je suis restée longtemps sur mon rocher, les larmes mélangées aux embruns à regarder ce cadeau de la nature. Là devant, juste devant, des géants des mers, se présentent. Il est très difficile alors de regarder autre chose que l’eau. Une sorte de magnétisme vous en empêche. On veut en voir plus, encore plus. Plus longtemps.
Ne plus partir. Juste rester là, devenir le rocher même sur lequel on est assis.
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La journée durant, elles se sont montrées. Souvent  presque immobiles comme des iceberg, d’autres en groupe se permettant quelques figures de styles, un bébé blanc rarissime,  et plus encore des otaries et des dauphins. Une parade de fin de saison inespérée.
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NB : Nous avons rencontrés ce jour une chouette famille, avec les mêmes espoirs que nous. Ils furent comblés aussi. Coucou les toulousains!
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Bisous iodés

La tour de Babel ou l’idée d’un rêve

D’après le récit biblique, peu après le Déluge, alors qu’ils parlent tous la même langue, les hommes  arrivés sur une plaine décident, par eux-mêmes et ensemble, de bâtir une ville et une tour dont le sommet toucherait le ciel pour atteindre le trône de Dieu. Alors Dieu en colère d’être défié brouille leur langue afin qu’ils ne se comprennent plus, et les disperse sur toute la surface de la Terre. La construction cesse. La ville est alors nommée Babel ou Babylone.

Le fondateur de Babylonstoren à nommé le lieu ainsi pas tellement pour la signification mais pour la forme conique de la montagne derrière, référence à la tour. Ceci dit le temps ne peut qu’appuyer son choix car en fait cet endroit est un véritable condensé du travail des hommes, ensemble. Le résultat est une merveille.
Il se situe dans la région des vignobles du Cap. Oui vous avez bien lu des vignobles.
Pour la petite histoire quand la Compagnie des Indes Orientales commença à envoyer des colons hollandais en Afrique du Sud en 1652, leur but premier est de les installer mais aussi de leur faire travailler la terre afin d’alimenter, en produits frais, les navires en route pour les Indes. Ils fondent la Company’s garden.
Puis de fil en aiguille ils découvrent que cette terre est aussi favorable à la vigne, ils se lancent donc dans la viticulture mais sans grand succès. A partir de là,  les Huguenots chassés de France et réfugiés en Hollande sont expédiés à partir de 1687 dans la région du Cap.
Le but de la manoeuvre : avoir  des nouveaux pieds de vignes (ramenés de France), des petites mains et surtout le savoir faire français.
C’est dans ce contexte que fut crée Babylonstoren en 1692.
Au départ juste des vignes, puis des bâtiments, une école, des cases pour les esclaves, une ferme… L’endroit traverse les tourments de l’Histoire.
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Le domaine renait d’un passé mouvementé en 2007 :  entre les main d’un magnat de la presse et de la rédactrice en chef du Elle Déco sud africain il devient un jardin idyllique. D’une part pour son esthétisme, mais aussi pour son exploitation raisonnée (ici zéro pesticides).
Il y’a dans cette région multitude de domaine mais si vous en avez un à visiter c’est celui ci.
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Vous pourrez déambuler dans le magnifique potager quadrillé. Vous errerez dans les allées ombragées. Vous pourrez y croiser ânes, poules, tortue, oies. Vos yeux se régaleront de l’architecture cap dutch blanche qui contraste avec les nuances de vert alentour. Vos papilles se régaleront des produits issus des jardins ( ici ils fabriquent même le pain). Vous écouterez le bruit de l’eau, omniprésente grâce aux canaux aménagés, pour irriguer les parcelles. Vous y verrez un dindon qui frappe aux portes, des tapis de mosaïques sous les fruitiers, des nénuphars qui dansent sous les fontaines, des nids d’oiseaux géants pour rêver. Chaque petite porte que l’on pousse est un enchantement. A chaque virage une surprise. Chaque fois que votre regard se pose à un endroit il sera touché par la grâce. On y a déambulé une demi journée sans se rendre compte du temps qui passe.
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Dans cette région il y a des tas de domaines sympas, beaucoup proposent un pique nique gastronomique dans les vignes, et même une balade des domaines en petit train deux étages (départ le matin uniquement de Franschhoek) ! Mais nous voulions aussi visiter les alentours et avancer notre route ambitieuse. Nous sommes donc passés rapidement par Franschhoek , et fait notre halte dodo à Stellenboch (superbe ville blanche).
Puis direction Hermanus où j’espère réaliser un rêve.
Bisous tout doux.
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Cape ou pas Cape?

Nos deux derniers jours à Cape Town on été un peu chamboulé.  Charlie a eut une grosse fièvre,  difficile à maitriser qui plus est (et ici il fait plus de 35 degrés du coup ça aide pas quand on est dans cet état).
On a donc revu à la baisse nos ambitions de visites et on s’est adapté à son rythme ralenti.
Nous avions prévu d’aller passer une journée à Paternoster à deux heures de route au nord de la ville en bord d’un lagon. On a lâché l’affaire. Idem pour robben island, l’île prison de Mandela ( et autres),  ce genre de visite (plus de 3h quand même) avec des petits… On a aussi lâché l’affaire.  Mieux vaut y aller crescendo car plus de 3500 kms et un grands nombres d’étapes nous attendent encore.
C’est aussi ça de voyager avec des enfants. Ils nous permettent de moduler nos ardeurs et de prendre un peu plus le temps.
Du coup on a fait les touristes pépères (on n’a pas cédé au birkenstock chaussettes ni aux cartes ouvertes en plein milieu du trottoir , faut pas déconner non plus), mais on a prit le bus rouge qui fait tour de la ville, en vrai on peut s’en passer mais c’était pour éviter de marcher vu l’état de la fille. On ne peut pas dire que Cape town soit une jolie ville au premier abord,  y’a pas de centre ville comme en Europe et ça c’est toujours un truc qui me manque un peu dans les villes « nouvelles ».  C’est plutôt anarchique niveau urbanisme , des buildings côtoient des immeubles de style  ,  la quartier de bo kaap et ses petites maisons basses colorées , des maisons contemporaines insensées face à la mer,  le quartier des dock aménagés en boutiques trés hypster. et les townships (là aussi il y a une grande disparité, certains sont un ensemble de petites maisons en dur, d’autres des cabanes de récupération et d’autres encore dorment entre 4 palettes). Et ce sur des kilomètres aux abords de la ville.
Nous en une seule ville ça nous en a rappelé plusieurs : New york et le quartier de soho St Denis de la réunion, campeche au mexique…

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Cape town est d’une mixité incroyable à tout les points de vue. On a aussi prit le temps de rentrer dans les bazars et les docks, de flâner dans le parc de la compagnie garden’s où on s’est fait un copain écureuil. On a passé un bon moment au marché couvert de Hout bay.
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Et on ne pouvait pas laisser cette ville sans en avoir un aperçu global.
Pour cela il y a le téléphérique qui monte jusqu’à Table moutain et qui offre un panorama époustouflant à 360°. Table moutain est la montagne qui surplombe la ville et qui fait partie des 7 nouvelles merveilles du monde naturel au même titre que le fleuve Amazone ou la baie d’Halong.
Le téléphérique c’est l’attraction pour les petits, en plus il tourne pendant la montée, trés ingénieux, ce qui permet à tout les passagers de tout voir. Là haut, on domine la ville, on en prend plein les yeux et on peut comprendre la topographie. Certes c’est ultra touristique mais bon en même temps c’est ça ou la randonnée pour y arriver. Tentant mais manque de temps.
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En résumé, il y beaucoup de choses à faire à Cape town. Nous l’avons prit cool car c’est notre première étape d’un grand voyage, et  après plus de 6 mois sans vacances nous voulions nous poser aussi.  Concernant la durée sur place, je crois que c’est comme partout on peut passer une vie à découvrir les choses mais en étant plus raisonnable je dirais que 4 nuits/4 jours c’est déjà pas mal. C’est une ville cosmopolite qui trimbale avec elle son baluchon de contradictions et une histoire plutôt mouvementée. Mais la nature environnante est son écrin fabuleux.
Voilà la première étape de ce road trip sud africain et derrière nous et laisse place maintenant à la suivante, celle des vignobles.
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Ailleurs autrement

Partir ailleurs c’est oublier comment on vit. Il faut accepter d’être bousculé dans ses habitudes, se laisser aller à autre chose, s’ouvrir à la différence. Et ça sera forcement à des années lumières de chez vous puisque vous n’y êtes plus. Si l’on vient dans un autre pays avec des idées arrêtées , avec ses manies, on passe à coté. Quel intérêt de partir? Ce ne sera pas un voyage encore moins une aventure au mieux un déplacement. Vous subirez au lieu de profiter. La nuance est de taille.  Oui vos narines vont être titillées autant par les épices délicieuses que par des poubelles abandonnées. Oui votre tête tournera d’odeur de poisson, de viande ou autre qui ne sont pas sur-emballés ni frigorifiés. Oui vous verrez des chats mal en point partout et des ânes qui travaillent sans relâche mais autant que les hommes voyez vous. Oui vous verrez certaines choses qui ne vous plairont pas. Oui tout cela vous semblera désorganisé. Oui vous apprécierez plus que jamais un endroit aussi calme que la ville est turbulente. Oui vous serez chahuté par la foule, les gens qui travaillent , les camelots, les mobylettes et les vélos. Oui vos oreilles apprécieront le chant du muezzin qui rythme la journée. Oui votre palais s’émerveillera d’un tajine au poulet accompagné d’un thé. Oui vos pas hésitants s’arrêteront souvent avant d’emprunter telle ou telle ruelle. Mais au bout de tout ça, il y a toujours une découverte. Proust ne se trompait pas en disant que le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à avoir de nouveaux yeux. Puis s’enrichir n’est ce pas acquérir quelque chose en plus que ce qu’on l’on possède déjà?

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Ailleurs ils ne s’habillent pas pareil, ils ne pensent pas pareil, ils ne mangent pas pareil, ils ne vivent pas pareil, ils ne travaillent pas pareil. Ce n’est ni mieux que chez nous ni moins bien, juste différent. J’ai la chance de pouvoir inculquer cela à mes enfants, j’ai la chance de pouvoir vivre ça. ça remet les pendules à l’heure. Bien sûr Je suis toujours heureuse de rentrer de voyage car j’aime mon cocon, mais je sais que je laisse un petit bout de mon coeur où que j’aille. Il y a dans ma tête toujours une fenêtre ouverte sur l’ailleurs, le pas comme nous, pour les jours de routine, pour les jours de moins bien, pour les jours sans.

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Pour les infos pratiques:

 Nous logions au riad Beldi, au nord de la Médina, excentré de la zone touristique. Comptez 20 minutes de marche pour atteindre les souks. Bien sûr préférez les riads plus typiques que les hôtels de la palmeraie.

Mapps.me (application gratuite) m’a grandement aidé pour la localisation de tout un tas de choses et le calcul des itinéraires à pieds.

Nous avons marché en moyenne 7 kms par jour, et sur la fin nous pratiquions un peu plus les taxis (environ 50 dirhams la course dans la médina. Grand taxi pour 4 et plus. Et petit taxi jusqu’à 3) et 100 dirhams entre la médina et l’aéroport.

Nous avons visité le palais Bahia, le palais El Badii, le musée de la photographie. La Medersa ben youssef est fermé pour deux ans, dommage c’est un joyau de Marrakech. Nous avons aussi réservé une balade en calèche. Nous avons beaucoup déambuler dans la ville, visiter les coopératives artisanales et les différents quartiers. Nous avons fait l’impasse sur certaines choses car on ne voulait pas tout visiter au pas de course.

A l’extérieur de la ville nous avons fait une demi journée en dromadaire, et découvert le jardin Anima à la porte de la vallée de l’Ourika. Ce dernier possède un café snack très sympa.

Quelques adresses  pour manger dans la Medina et surtout pour reprendre sa respiration. Tellement sympa qu’il faut réserver très souvent.

♥ La famille ( le petit jardin de fou…) du coté des palais Bahia et El badii

♥ La terrasse des épices , le restaurant en terrasse et la pâtisserie en bas (ne pas confondre avec café des épices)

♥  Nomad (la vue de fou…) le soir un moment de détente avec la vue sur la place des épices.

♥  Le jardin secret (l’endroit de fou…)

♥  Pepe Nero (Pour les enfants je trouve des italiens partout!)

♥  Limoni (un resto italien au cadre hyper sympa dans notre quartier du coté de la porte bab Tarzout)

♥ Café Fnaque pour la vue, et la pause dans les souks

♥ S’il fait beau réservez le brunch du dimanche au Beldi country club (avec piscine)!

♥ Dar Cherifa, paumé dans une ruelle, d’une beauté incroyable, un vrai havre de paix pour manger ou boire un thé dans le petit salon

♥ Les soirs de grandes fatigues nous réservions le repas du soir au riad. Copieux et trés bon. Presque tous le font.

 

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