Road trip mexicain : décryptage

1 mois d’aventure c’est  17 000 kms parcourus en avion – 5 avions –  4 bateaux – 1 voiturette – 1 calèche – 2600 kms en voiture – 3 Etats traversés –  Des siècles de pyramides escaladées – Plus de 2000 photos et des heures de vidéos – 1 milliards de « wouaahhh » – 6 heures de décalage horaire – Une dizaine de récits  partagés sur le blog.

Mais aussi tant de découvertes, de déconnection, d’émotions, des rencontres, des souvenirs fabriqués, des moments privilégiés, du dépaysement et des surprises. Un voyage c’est quantifiable en partie mais il y’a des choses inestimables qui ne se chiffrent pas. Ce voyage était extraordinaire.  On s’est concocté avec nos petits cerveaux un périple sur mesure,  il ne pouvait que nous convenir. Je peux dire avec le recul du retour qu’on a tout aimé et nous n’avons fait que très peu de mauvais choix en amont. Nous n’avons pas aimé Merida, mais nous y sommes restés que deux nuits et notre maison airbnb exceptionnelle a contrebalancé notre déception et nous a permis de nous reposer.  Et deuxième « erreur », nous avons choisi à Izamal une guest-house sur commentaires pourtant élogieux, et il s’avère que c’était pas du tout à la hauteur, mais là il ne s’agissait que d’une petite nuit. Tout le reste fût comme on aime. Voyez vous on s’est pas si mal débrouiller depuis notre canapé. Et c’est fou ensuite de vivre ce que tu as imaginé sur papier et encore bien plus. Tellement plus. Je mesure souvent la chance que nous avons. Il est 3h du matin, le décalage horaire à décidé de me rendre insomniaque, et en écrivant ses lignes, je revis ces moments heureux et j’en suis encore plus reconnaissante. De quoi nous motiver pour les mois à venir et vite repartir à l’aventure.

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La formule road trip nous a plu, c’est le voyage dans le voyage.  Une vraie liberté d’aller et venir selon notre rythme, et vivre la route à été en soi une expérience! Dés le commencement d’ailleurs avec notre problème avec l’agence locale de Sixt. Et des heures à passer au comptoir d’Europcar afin de récupérer une voiture. Là on a vu direct que la notion de temps ne compte pas ici. Une bonne entrée en matière. (Conseil aux voyageurs, quand vous louez à l’étranger, prenez la voiture en photo sous tout les angles intérieur/extérieur et données tableaux de bord au moment de l’état des lieux)

La première chose qui nous a surpris c’est la manière de conduire, enfin surtout de doubler. C’est celui qui est doublé qui doit se pousser sur le coté. J’aime autant vous dire que la première voiture qui arrive dans ton rétro et que tu n’es pas au courant de cette pratique et bien ça fait drôle!

Autre point. Il y a pour ainsi dire jamais de virages, on roule des heures sur de grandes lignes droites. Mais attention les mexicains ont trouvé un petit quelque chose pour rendre le trajet moins monotone : le dos d’âne surprise! Et puis ils sont inventifs, il y en a  des carrés, des arrondis, des avec des boules en fer dessus, des peints, des camouflés, des doubles. On a d’ailleurs trouvé avec Silvain un moyen mnémotechnique pour ne pas se faire avoir : Une cabane = un dos d’âne ! En effet tu roules, tu roules (même sur l’autoroute !) et d’un coup surgit de nulle part (comme Zorro lol) un « Tope » (d’ailleurs c’est marrant quand y’a un panneau des fois, de temps à autre, et bien le dessin du dos d’âne on dirait un kinder bueno ) . Tu as vite fait de décoller et  retrouver ta voiture  couper  en deux.  Après quelques coups de frein, on a remarqué qu’au niveau de chaque ralentisseur, était installée là toutes sortes de cabanes. Tu ralentis, obligé, et là sortent de la cabane vendeurs d’ananas, de jus, de tortillas… Je crois que sur les routes Mexicaines tu peux mourir de beaucoup de choses mais surement pas de faim ni de soif!

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On a croisé pas mal de barrages policiers, mais on ne s’est jamais fait contrôler. Essentiellement je pense grâce aux enfants dans la voiture, ils jetaient un oeil par la fenêtre quand on passait à leur niveau et voyant les petits nous ont systématiquement fait le geste de circuler. C’est une bonne chose. (Au cas où vous vous faites arrêter, ne jamais donner votre passeport, et dites juste que vous êtes touristes sans trop étaler vos connaissances en linguistique espagnol).

Nos points de chute étant éloignés les uns des autres, on a fait des étapes, histoire de ne pas avoir l’impression de rouler des heures. La route est fatigante car il faut toujours être concentré, des animaux traversent la route, des vélos/motos taxis, il y a ces fameux topes et pour rajouter du piment, très souvent des trous. Des gros trous.  On a découpé les étapes de telle façon à ne pas subir la route mais vraiment pour en profiter comme d’un compagnon de voyage. On partait souvent après manger le midi, comme ça les enfants dormaient. Ils ont à nouveau utilisé les sac à dos / réhausseur Boostapack. On est conquis par ce produit. Ils nous ont aussi bien fait rire tout les deux avec leurs look improbables quand on se retournait. On recommencera sans aucun doute cette formule pour le prochain voyage.

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Notre parcours détaillé avec les liens vers nos logements et les articles liés.

Arrivée Cancun  : 1 nuit

Nécessaire si vous arrivez en fin d’après midi ou le soir sinon filez direct ailleurs. On a choisi cet AirBnB ( attention pas de moustiquaires sur place, prévoyez la votre) uniquement pour sa proximité avec l’aéroport et les loueurs de voiture. Au retour nous avons le même logement pour une nuit. Et la maman de Bren  moyennant 250 pesos a amené Silvain rendre la voiture de location, l’a attendu et la ramené à la maison. Puis nous a ensuite tous amené à l’aéroport. Un service qui rend bien service!

Tulum : 3 nuits

On a réservé aussi par AirBnB une jolie hutte. Les points positifs sont le prix, la vie à la mexicaine ou presque, l’acceuil et une décoration trés trés sympa. Comptez 20 minutes pour aller à tulum playa et 3 minutes pour le coeur du pueblo.

☞ Lire notre expérience à Tulum ☜

Bacalar : 3 nuits

Toujours par AirBnB, la maison de Peggy et Scott, posé sur la lagune, avec ponton privé et canoë est merveilleuse. L’accueil excellent, les équipements top  et à 5 minutes ne voiture du Zocalo. Parfait

☞  Lire notre coup de coeur à Bacalar 

Calakmul : 2 nuits

Hotel Puerta Calakmul, des cabanes dans la jungle avec tout le confort. On a tout adoré, le décor, le réveil  par les singes hurleurs, le bon petit déjeuner… Et si vous voulez visiter Calakmul dans de bonnes conditions, ce point de chute est parfait. Bémol sur la piscine mais nous n’étions pas là pour nous baigner.

☞  Lire nos aventures dans la Jungle  

Campeche : 2 nuits

On a choisi l’hôtel Plaza Campeche pour sa bonne situation, prix hyper compétitif et plutôt confortable. Gros bémol sur la climatisation à fond dans la zone de réception. Si votre portefeuille vous le permet réservez à Puerta campeche !

 ☞ Lire notre ressenti de Campeche à Merida 

Uxmal : 1 nuit

On a dormi au Pickled onion. Trés bon point de chute, joliment décoré, bon petit déjeuner, bien entretenu et central.

Merida : 2 nuits

Pour ce logement on a loué à nouveau sur AirBnB, on pensait au début qu’il serait plus en central, et quand on a vu le centre engorgé, pollué, bruyant, et bien on était bien content qu’elle soit un peu à l’écart. Comptez 15 bonnes minutes en voiture, non pas dû à la distance avec le zocalo mais au bouchon permanent. La Maison est sublime! un bijou! Elle détonne dans le quartier. Le bémol : prévoir moustiquaire (on est hyper satisfait de nos moustiquaires de voyage)

Izamal : 1 nuit

On a été au Macan Ché , on a vu des commentaires plutôt sympas, endroit central. Mais alors gros bémol sur la déco, l’équipement, la piscine.. Prévoir là aussi moustiquaire! Bof bof pour un tarif plus élevé que d’autres endroits plus chouette.

☞ Lire d’Izamal à Valladolid 

Valladolid : 2 nuits

Je conseille la casa Quetzal, dans un quartier trés sympa. Excellent petit déjeuner, chambres spacieuses et de bon gout disposées autour d’un joli patio jungle avec piscine. Pas de point négatif

Isla Holbox : 4 nuits

Là pas facile de trouver un endroit qui accepte les enfants. Bizarre mais bien réel. On a trouvé Villas Margaritas, à 2 min à pied de la plage et moins de 10 min à pieds du centre. Bémol : pas de moustiquaire

☞ Lire notre expérience à Holbox 

Cancun : 1 nuit et retour maison

 

♥ Si vous souhaitez vous aussi louer via AirBnB , n’hésitez pas à utiliser NOTRE LIEN DE PARRAINAGE  

 

Voilà je vais m’arrêter là sinon je vais finir par écrire un livre. Y’a encore tant de choses qui me passent par la tête, mais je vais laisser un voile de mystère! J’ai toujours beaucoup de mal à écrire le dernier article d’un voyage car il s’agit bien là d’un point final. De la vraie fin des vacances. Pour résumé et vous l’aurez compris au fil de mes récits, on a été conquis du plus petit au plus grand et je ne peux que vous conseiller cette destination. Je remercie celles et ceux qui ont suivi notre périple et ont pris le temps de nous laisser des petits messages. Ce blog est avant tout familial car il est en partie notre mémoire, mais si au passage il peut ouvrir la porte à quelques évasions alors j’en suis heureuse.

Rendez vous bientôt pour de nouvelles aventures…

 

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Isla Holbox

Avant ce voyage nous n’avions jamais entendu parlé de cette terre .
Même pas un bout de terre, un banc de sable plutôt. Cette partie du Mexique fait partie de la réserve de Yum balam. C’était la dernière étape de notre road trip. Et quelle étape! On est tombé amoureux de ce petit coin de paradis. Des eaux bleues et chaudes à perte de vue, une vie insulaire simple et joyeuse, des chemins de sable que l’on parcourent en voiturette ou pieds nus, des ratons laveurs qui viennent boire dans les piscine, des raies qui nagent sous vos pieds, du poisson à peine péché et servi dans l’assiette, les danses mexicaines sur le zocalo, les mamies qui fabriquent tamales et tacos et les vendent à même leur chariot. Mais chaque paradis découvert à un triste destin, celui d’être convoité. Holbox n’échappe pas à cette règle destructrice. Je pense que si vous ne voyez pas Holbox dans les deux ans à venir, vous ne la verrez pas comme on l’a connu.
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Un soir, après mangé on est passé par le Zocalo comme d’habitude pour que les enfants jouent, et on est tombé sur une scène complètement décalée. Un professeur de danse y donne son cours du soir, il y’a avait là pas assez de danseuse alors un rasta à enfilé la grande jupe bleue traditionnelle pour prendre la place de la fille , mamie à monté son jupon sous sa poitrine, un ou deux papy pêcheurs délaissant les filets pour chausser les bottillons, et un jeune abonné plutôt au hop hop, à lui aussi mis avec plaisir ses blanches chaussures de danse. Ici c’est important, plus important que le look, plus important que tout le reste. Et voilà que le cours commence,  les papy ont du mal à suivre le rythme effréné du jeune professeur mais la musique est entrainante. Et tous ses pieds qui tapent en même temps sur cette scène ce soir là nous fabrique un souvenir merveilleux. Ils ne le savent pas. Mais chacun de leur visage souriant est gravé dans ma mémoire.  Ce que nous avons perdu, il savent encore le faire, ils font vivre chaque soir leur place. Un moment de communion qui donnent une vraie personnalité à leur ville.

🎥 VIDEO COURS DE DANSE SUR LE ZOCALO D’HOLBOX

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En saison on peut même nager avec les requins baleine, géants des mers et voir la nuit les eaux bleues devenir extra terrestre avec tout les planctons bioluminscents. Une île magique. On a passé là une petite semaine avec du sable blanc dans les cheveux, du soleil sur le corps et la sensation de vivre quelque chose d’unique.
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Sur le Ferry du retour, celui qui nous a ramené au petit port de Chiquilla, un chanteur du dimanche a allumé son ampli, et a bravé le vent et les bruits du moteur pour nous tirer quelques larmes, des airs tristes parcourent nos oreilles en voyant l’île s’éloigner. On était assis tout les 4 sur le pont, on s’est regardé, heureux et déjà nostalgiques de ce voyage merveilleux. C’est comme ça que devrait se terminer toutes les vacances sur un ferry, en chanson et en famille.
Besos holboxeños
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 Nos infos pratiques
Pour manger le midi:
♥ Las raices
♥ Las nubes
Pour manger le soir :
♥ La parrilla de Juan
♥ Los peleones
Si la France vous manque
♥ Le Jardin
♥ Et voilà
On a dormi a Casas Margaritas.

D’Izamal à Valladolid

On a laissé Mérida, et son agitation, derrière nous pour découvrir  la reposante Izamal. Imaginez 37 degrés, toutes les maisons jaunes et blanches et un ciel bleu qui contraste. Une vision surréaliste. On se croirait dans une ville d’un far west mexicain. Ici tout est tranquille, les rues, les gens et les chiens. Bien. Très bien.
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On s’est laissé porté au rythme du soleil. Il y’ a en face de la place principale un gigantesque couvent aux couleurs de la ville. Il est encore partiellement utilisé. Puis il y’a le cheval Napoléon qui nous en a fait faire le tour. C’est une cité coloniale construite sur des ruines mayas, il y a donc des pyramides en tas éparpillées, et des jolies rues bien alignées. Un régal.
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Dernière étape de notre road trip sur le continent et plus de 2000 kilomètres au compteur : Valladolid. Je ne sais pas pourquoi ce nom m’a toujours fait rêver, comme zanzibar, kilimandjaro ou kerala. C’est le genre de mot qui me transporte, et dans certains mauvais jours je me suis demandé ce qu’il se passait à Valladolid… Maintenant je sais. C’est le genre de moment où tu te sens bien, où tu sais pourquoi tu as traversé le passé tant bien que mal, pour être un jour ici avec ta famille. Cette ville n’est pas plus belle que Campeche, ni plus calme qu’Izamal, mais elle est vivante juste ce qu’il faut.
Le soir comme partout au  Mexique, le zocalo s’anime. La chaleur est moins pesante, les gens ont fini de travailler et sortent en famille pour profiter ensemble, et il y a toujours quelque chose à voir ou à écouter.  

🎥 VIDEO DANSE TRADITIONNELLE

Il s’y passe aussi toujours quelque chose. Figurez vous que je suis tombée sur un sniper mexicain, perché sur son arbre, qui  pourtant autochtone, m’a fait profiter généreusement de sa tourista… Je m’en suis sortie avec le dos plein de merde d’oiseau. Il a visé pile dans l’entrebâillement du cou et le t-shirt, on a donc fini la soirée sur des rires d’enfants!! Et une bonne douche.
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Et puis… Et puis il y’a les Cenote (prononcer cénoté). C’est une particularité géologique, du Yucatan, due à la chute d’une météorite géante il y a 65 millions d’années. La chaleur produite liquéfia le calcaire (c’est vous dire) et creusa dans la roche des galerie et des trous qui se remplir d’eau douce, parfois très noire parfois turquoise. On s’y baigne et c’est une drôle de sensation.
Un peu comme nager dans les entrailles de la terre. Quand on fait la planche, on redevient foetus, on n’entend rien sauf sa respiration, et porté par l’eau dans ce grand trou, on peut imaginer les sensations du temps où nous étions dans le ventre de nos mères. C’est très spécial…mais rafraichissant.

🎥CENOTE VU DU DRONE

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Et cette photo incroyable de Silvain prise sous l’eau. on visualise beaucoup mieux le trou. L’eau se trouve entre 45 et 60 mètres sous terre. Et on a alors entre 60 et 90 mètres de vide sous le niveau de l’eau.
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 Bisou ensoleillé, nous partons pour notre dernière semaine  sur Isla Hollbox. Au programme  : la plage!
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 NB: déferlante de photos sur cet article, mais je n’ose vous dire combien j’en ai prise en tout ! dur dur de choisir.

De Campeche à Merida

Après notre immersion dans la jungle nous avons fait route jusqu’à Campeche. Ca fait tout drôle de se retrouver à nouveau confronter à la civilisation. Nous avons choisi de faire halte ici pour couper un peu la route d’une part mais aussi car la ville est classée au patrimoine mondiale de l’Unesco donc pleine de promesse. Effectivement , le centre ville est hyper joli, des rues en damier, avec des maisons colorées alignées. Campeche est photogénique. Mais une halte d’une nuit suffit (et de préférence dormir dans la vieille ville). Malgrès les efforts de la ville pour la promouvoir, et des Campechanos adorables avec les visiteurs, il n’y a pas grand chose à voir ni à faire. En même temps notre programme était juste de se balader, de manger des glaces et de profiter de la joyeuse activité du zocalo en fin d’après midi.
C’est une ville de 350 000 habitants mais dans le centre on se croirait comme dans un village (pour ceux qui connaissent ça m’a fait penser à Aigues Mortes version mexicaine), elle a une histoire passionnante. C’était une ville Maya, puis découverte en 1517 par les conquistadors, elle fut soumise, évangélisée et les mayas (ceux qui en restaient) et espagnols finirent par se mixer. Elle devint riche grâce au commerce, mais attaquée très souvent par les pirates, pillée et le peuple violenté (un incendie volontaire de pirates décima 70 % de la population), le roi d’Espagne, exaspéré décida de fortifier la ville en 1686. Voilà pourquoi Campeche est la seule ville fortifiée du Mexique.
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Sur le chemin de Merida,  nous avions un stop d’une nuit à Uxmal. Nous avons profité pour déjeuner dans une hacienda, celle de Pedro de Ochil. Magique. on a adoré cette pause rafraichissante sur la route. D’abord on est plongé dans l’atmosphère de la vie dans ces grands domaines, elle a une piscine et elle propose dés 13h un buffet d’une dizaine de plats typiques du Yucatan et une fabrication minute de tortilla. Délicieux et peu cher. On a passé un super moment. Une adresse à noter si vous venez par ici.
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Puis le ventre bien tendu, et rafraichi on a visité le Musée du chocolat, à coté de notre bed and breakfast.
Visite ludique aussi intéressante pour les grands que pour les petits, on a pu gouter du chocolat chaud comme le faisait les Mayas jadis, voir deux jaguars, faire des fouilles archéologiques et tout savoir sur le chocolat et ses origines. Et devinez qui nous avons croisé à notre sortie? Nos copains Suisses! Oui! Génial!  Une soirée ensemble à nouveau , arrosée de piña colada,  à se raconter nos aventures, tout et rien mais toujours beaucoup.
Une belle rencontre cette famille.
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Puis nos routes se sont séparées au matin. Notre programme:  visiter les ruines d’Uxmal et rejoindre Merida.
Uxmal ne se mérite pas comme Calakmul, on y a accès dés l’entrée du site, et les monuments sont plutôt rassemblés. Beaucoup moins sauvage donc, mais ça n’enlève rien à la beauté des lieux, les décors sont sublimes, les frontons sculptés, ce fut un centre politique et militaire mayas trés important à l’époque.  Petit truc sympa quand on s’approche de la pyramide du Devin, il faut taper des mains et l’écho est assez marrant. On dit que cette pyramide fut érigée en une nuit par un nain au pouvoirs magiques, il reste un  peu de cette magie dans l’écho. Et je vous laisse la vision de la famille Giuliano Ceytte, heureuse de taper à s’en faire bruler les mains devant le monument! Désolé les touristes qui attendaient pour faire la photo!
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Mérida, la déception.
J ‘attendais beaucoup de cette ville. Je n’avais rien lu pour vraiment la découvrir par nous même. Erreur. Mérida est une fournaise (ce qui d’habitude n’est pas pour me déplaire, mais là! ), ultra polluée avec un balais incessant de voitures et bus dans le centre. On essaye de se frayer un chemin entre tout les gens qui squattent le trottoir (minuscule) à l’ombre, les policiers qui sifflent en permanence pour gérer le flux, les boutiques collées les unes aux autres avec un concours de celle qui mettra la climatisation et la musique le plus fort. J’avais en tête les paroles de Manu Chao « soy un clandestino perdido en el corazon de la grande babylone », en errant dans le dédale de rue….
J’ai fait une seule photo, c’est vous dire. On n’a pas envie de prendre un chemin plus qu’un autre, ce sont les mêmes rues.  On a avancé ivre de bruit, puis on s’est arrêté boire un coup et on s’est posé la question suivante : soit on passe vraiment à coté de Mérida, ça arrive. Soit elle est vraiment comme ça et ça nous correspond pas du tout. On a opté pour le second choix. Ce n’est pas du tout une ville pour flâner, ce n’est pas une ville à faire avec des petits enfants.
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Heureusement nous avions une maison superbe un peu à l’écart, et nous avons pu nous ressourcer alors.
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Après coup je suis allée voir le ressenti d’autres personnes qui parlent de Merida comme d’une ville animée, ce n’est pas du tout l’adjectif que je retiens. Ce n’est que notre ressenti, mais si vous pouvez vous passez de cette étape, faites le.  Maintenant que j’ai la comparaison  avec Campeche, cette dernière à toute notre préférence. Plus familiale, plus calme, plus photogénique, plus apte à la rêverie.  En s’asseyant à une terrasse, une famille française nous a abordé, ils venaient de se faire voler leur appareil photo. Plus tard nous avons aussi croisé un policier qui prenait la déposition d’une autre touriste malmenée.  Si vous y aller ne laissez rien sur les tables.
Silvain connaissait le Merida d’il y’a dix ans, apparemment ça a changé. Et il y était un dimanche où les voies deviennent piétonne le matin. Si vous comptez venir en semaine passez votre chemin.
Ce matin nous allons parcourir le grand musée du monde maya de Merida, les petits ont plein de question sur les mayas, j’espère qu’on pourra y répondre!  Je rajouterai ici notre opinion.
Ensuite nous filons vers plus de tranquillité en direction d’Izamal et Valladolid pour quelques jours. Le temps passe à une vitesse en vacances, on a déjà fait plus de la moitié de notre périple, je n’en reviens pas.
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Curiosités

  • Le bapteme maya a survécu à l’évangélisation et se pratique encore. Rien de moderne puisque les garçons sont baptisé encore à 4 mois en réference aux 4 points cardinaux et aux saisons et les filles à 3 mois comme le trépied sur le quel on fait cuire les tortillas!
  • C’est dans le yucatan qu’une météorite géante tomba il y a 65 millions d’années. Elle provoqua l’extinction des dinosaures d’une part et liquéfia le calcaire aussi , créant des cavités qui se remplir d’eau douce: les cenotes
  • Ici quand on dit au revoir a quelqu’un , on lui souhaite aussi toujours de bien se porter : « Adios y que se vaya bien »
  • Les grands navigateurs italiens découvrirent la tomate chez les aztèques. elle avait la forme d’une pomme et valait le prix de l’or car difficile à conserver… Ils l’appellent toujours pomodoro en Italie!
  • Ici le petit déjeuner est hyper important et copieux , on sert aussi les oeufs sous toutes ses formes, même les huevos divorciados pour les couples!
  • Le temps est tout relatif au Mexique. Tout prend une éternité et quand ils disent Mañana (demain) en fait ça peut être dans une semaine voir deux! (petit clin d’oeil à Nathalie…qui vit avec des « mañana »)
  • Sur la route quand quelqu’un veut doubler, ce n’est pas a celui qui double d’attendre qu’il n’y ai plus de voitures en face mais à nous de se jeter sur le coté droit pour le laisser passer. Ce qui donne des situations curieuses où régulièrement trois voitures sont sur une deux voies…Il faut s’y habituer.

 

  • Un peu gore , jadis pour honorer le dieu de la pluie Tlaloc, on choisissait des enfants que l’on noyait. Leurs pleurs avant le sacrifice étaient de bonne augure car ils symbolisaient les abondantes pluies…

 

  • Ici le coca coute deux fois moins cher que l’eau. D’ailleurs les mexicains en sont les consommateurs n°1 dans le monde, même devant les USA!

 

  • A Merida (peut être ailleurs aussi, mais j’en ai vu que là pour l’instant), on peut acheter des sortes de scarabée auxquels on a collé des bijoux fantaisies avec une chainette… Oui on peut le porter vivant autour du cou. Bizarre vous avez dit bizarre?

 

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Vivre la jungle

Nous avons quitté Le bleu de Bacalar pour le vert de la jungle. Un tableau différent. On a prit la route pour une traversée totale de 5h jusqu’à Campeche, avec tout de même une halte au milieu. Notre immersion dans la jungle commence avec la visite des ruines de Dzibanché, nous étions seuls. Un privilège. Du coup Sergio le gardien des lieux nous a accompagnés pour nous montrer les singes. Il a l’oeil, s’il n’avait pas été là, nous serions passés dessous sans les voir. Un privilège vous disais je. Ce site Maya a été découvert en 1927 à peine. C’est dingue. Et nous étions là, tout les 4 à fouler ces pierres sans âge. C’est loin d’être le site le plus important du Yucatan, mais on a beaucoup aimé cette introduction aux prouesses mayas.

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La halte méritée s’est faite à Puerta Calakmul. Des cabanes posées au milieu de la jungle avec tout le luxe d’un confort moderne, mais en gardant l’idée que chacun puisse être un explorateur. Je me suis sentie entre Indiana Jones et la baronne Blixen dans Out of Africa.
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Autour de 5h du matin, Silvain et moi avons été réveillés par des grognements puissants. Nous avons immédiatement pensé à un jaguar tout proche, une moustiquaire pour simple paroi entre lui et nous, deux enfants qui dorment à coté. J’ai enregistré les sons.

🎤 ECOUTER UN SINGE HURLEUR

Terrifiant. Puis vers 7h nous décidons d’une expédition familiale. Pas de jaguar sur la terrasse mais bel et bien des singes hurleurs au dessus de nos têtes. En fait ils n’hurlent pas du tout, ils rugissent quand on passe dessous. Une découverte incroyable pour nous et pour les petits qui vivent tout puissance 1000.

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Au milieu de ces cabanes, nous avons retrouvé par hasard une famille voyageuse rencontrée à l’aéroport en pleine galère comme nous (coucou les Suisses!). Trop cool. C’est naturellement que nous avons découvert les ruines de Calakmul ensemble.

Découverte en 1931 grâce à un survol aérien, cette puissante cité maya de prés de 50 000 personnes à l’époque, contrôlait un territoire de 150 km2 à la ronde.

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1h30 de route pour accéder au site. Etonnement peu de monde, ce qui rajoute d’autant plus de piment à l’aventure. Une jolie promenade balisée dans la jungle, les rugissements puissants qui s’élèvent de la cime des arbres, une forêt entremêlée, et enfin nous arrivons à la grande pyramide nommée El castillo.

Là j’ai beau avoir des jolies photos à vous montrer et  un récit convaincant. Il faut le voir pour le croire. Il faut le vivre pour le croire. Je le souhaite à tous. Que vos yeux un jour puissent se remplir de cette beauté. C’est grandiose. Il faut grimper des tas de marches irrégulières. Charlie s’en est sortie comme un chef, Basile à préféré la sécurité de mes bras. Une fois en haut, l’émotion vous submerge. Imaginez vous êtes au sommet d’une ruines mayas et à vos pieds l’immensité de la jungle, un océan de vert sur 360°, avec de temps à autres quelques pyramides à découvert, les autres toujours enfouies, peut être à jamais, sous l’épaisse couverture,  devant le Mexique, derrière le Guatemala.

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🎥 PETITE VIDEO DE CALAKMUL  VU DU DRONE

Pour finir cette journée riche, nous avons prit la route vers un endroit non indiqué (que vous ne trouverez pas dans les guides) mais connu tout de même de bouche à oreille. En bord de route on se gare, on prend à pied un petit chemin. Au bout de 10 minutes de marche, un trou. On attend comme tout le monde. Vers 17h45, une , puis deux puis des millions de chauve souris qui chaque soir à la même heure, sortent de leur grotte dans un tourbillon minuté, forment un vortex ascendant et partent dans les arbres pour se nourrir la nuit! C’est psychédélique.

🎥 VIDEO DES CHAUVES SOURIS

Voilà en quelques mots notre expérience sauvage. C’était fou. Après un dernier dodo dans notre cabane, nous partons maintenant retrouver la civilisation avec les villes de Campeche et Merida.

Bisous sauvages!

 

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Bacalar

Le nom de Bacalar provient de l’expression Maya « Sian Ka’an Bakhalal » qui signifie ni plus ni moins « le lieu d’où nait le ciel ».

Ceci acquis, on se sent comme les premiers Mayas qui débarquèrent ici, et qui virent l’eau et le ciel se mélanger dans des bleus insoupçonnés. C’est sublime. On l’appelle aussi la lagune au 7 couleurs. Il y a une palette qui se crée quand le ciel change. On a été happé par cette beauté. En arrivant, je me suis plantée face à l’eau, droite sur mon ponton, et mes poils se sont dressés, les yeux presque en larme. Je sais c’est fou. C’était unique. J’y suis allée le matin, sous la pluie, à la nuit tombée et sous un soleil de plomb. Même réaction. Cet endroit à quelque chose de magique, on s’y sent en paix et bousculé à la fois.

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On habite au bord de l’eau dans l’incroyable maison de Peggy et Scott, on a donc l’opportunité de déjeuner les pieds dans l’eau, d’observer un spectacle renouvelé sans cesse. On ne s’attendais pas à ça, un bijou.

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On a vécu la lagune sous toutes ses formes sans en perdre une miette. on a profité des connaissances de Sébastian et de son catamaran pour la découvrir en douceur au gré du vent.

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On a joué dans les courants de « los rapidos ». A cet endroit, la lagune se rétrécie, et ce passage réduit favorise la formation d’un rapide. C’est hyper ludique, on remonte à pied et on se laisse glisser jusqu’en bas. Il y’a une guinguette au bord de l’eau, et c’est un lieu apprécié des familles mexicaines. On comprend pourquoi.

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Au niveau de la partie large du lac, Silvain a pu se faire une petite session de wake surf chez Steve.

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Bacalar est un vrai coup de coeur. On a tout aimé. On ne peut que tout aimer. Le petit village tranquille, un tourisme confidentiel, la lagune aux 7 couleurs, la glace nocturne mangée sur le zocalo (la place), l’ambiance apaisée, vivre sur l’eau, les petits restaurants animés, l’attente de fin d’orage sous le auvent d’une zapateria (magasin de chaussure), l’eau chaude de nos baignades, et fraiches des pluies de fin d’après midi.

Nous quittons la côte caraïbe pour nous enfoncer maintenant dans la jungle épaisse du Yucatan pour les 3 prochains jours.

Beso azul

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🎥 VIDEO DU BONHEUR

 

Adresses:

♥ pour une demi journée ou une journée en catamaran demander Sebastian /  tourselsebiche@gmail.com

♥ pour une cession plus sportive c’est Steve. Son site : Bacalar Boat end board 

♥ pour manger le soir SISIMITE / El Barril Grill / Bertilla

♥ pour manger le midi La playita /  Los rapidos

♥ pour petits dejeuners La maison de Yara / El socio

♥ Si vous souhaitez vous aussi louer via AirBnB , n’hésitez pas à utiliser NOTRE LIEN DE PARRAINAGE